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Trois questions à Biz de Loco Locass

Le groupe Loco Locass

On le connaît comme rappeur, mais s’il n’avait pas reçu l’appel de la scène, quelle carrière aurait menée Biz, du groupe Loco Locass? Jobboom l’a questionné sur ses aspirations professionnelles, réelles ou imaginaires.

Quand j’étais petit, je voulais devenir…

Pendant assez longtemps, au primaire, j’ai voulu devenir paléontologue, c’est-à-dire un spécialiste de la préhistoire. Même avant le délire de Jurassic Park, j’étais fasciné par les dinosaures et cette vie qui avait existé bien avant la nôtre. Je lisais beaucoup de livres sur le sujet, et j’allais voir des musées d’histoire naturelle.

Mais au secondaire, je me suis rendu compte que ça prenait beaucoup de physique, de chimie et de mathématiques. Comme je n’étais pas très bon là dedans, j’ai abandonné ça sur la voie d’accotement.

Mon premier boulot, c’était…

Au primaire, j’étais passeur de circulaires. Je recevais de gros ballots de circulaires que je devais insérer les uns dans les autres. Mes mains devenaient noires d’encre à cause de toute cette manipulation, et j’ai bousillé la table de la cuisine de mes parents!

À un moment donné, j’ai découvert que mes amis lançaient leurs ballots dans un container pour aller jouer au ballon. Assez rapidement, j’ai donc été mis en contact avec l’univers de la Commission Charbonneau : il y en a qui font la job et qui veulent qu’elle soit bien faite, et d’autres qui n’ont pas les mêmes principes…

Moi je me faisais un devoir de passer à toutes les portes. J’étais sous-payé, mais ça m’a quand même appris la discipline, le respect du travail, l’engagement et la parole.

Si je devais changer de carrière, j’aimerais être…

Mon métier, par son essence, me permet de faire toutes sortes de choses. J’ai commencé par faire du rap, et ensuite j’ai fait de la télé, de la radio, j’ai écrit des romans, et je les adapte maintenant en scénarios.

Mais si je devais sortir complètement du domaine artistique, j’aimerais être un sportif de haut niveau, comme un joueur de hockey ou de football.

J’admire la pression à laquelle ils font face. Des fois, j’imagine ce que ce doit être de marquer un but dans un match des séries de la Coupe Stanley. En spectacle, on est applaudi, mais pas aussi fort et aussi subitement. Dans le sport, l’inattendu crée une espèce de décharge, d’explosion, qui doit être assez plaisante à savourer.

Sinon, j’ai beaucoup de respect pour les métiers manuels, comme menuisier ou ébéniste. Moi, je suis toujours dans ma tête avec mes idées, et ça peut parfois devenir assez aliénant. Dans un métier comme ça, tu commences avec des planches, et à la fin, tu as une commode. C’est très concret, tu crées quelque chose qui est à la fois beau et utile.

Quand on pense à refaire sa vie, on va souvent à l’opposé de ce qu’on fait. Dans mon cas, ce serait faire quelque chose de concret avec mes mains ou de sportif avec mon corps.

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Simon Granger

Simon Granger s'intéresse aux enjeux touchant la formation, l'orientation professionnelle et l'accession au marché du travail. Il aime le café filtre, le point-virgule et les mots croisés.

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