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Suivi de grossesse, congés nombreux

Échographies, tests, suivi de grossesse : les femmes enceintes doivent multiplier les rendez-vous médicaux. Comment l’employeur peut-il gérer ces absences?

«Si les absences régulières de votre employée vous causent des maux de tête, rien ne vous empêche d’en discuter avec elle», suggère Julie Carignan, psychologue organisationnelle associée à la Société Pierre Boucher. «Vous pouvez lui poser des questions sur la fréquence des rendez-vous pour mieux vous adapter à la situation. Vous pouvez aussi lui indiquer les périodes où ses absences se feraient le moins sentir. Mais il faut garder en tête que les rendez-vous de suivi ont la priorité.»

«En effet, la loi est claire à ce sujet», indique Me Caroline Gagnon, avocate à la Commission des normes du travail. «La salariée peut s’absenter aussi souvent que nécessaire pour tout examen relié à la grossesse et prescrit par un médecin ou une sage-femme. Elle doit toutefois en aviser son patron le plus rapidement possible.» La loi prévoit que ces absences ne sont pas rémunérées, mais les contrats de travail ou les conventions collectives peuvent offrir davantage.

Ainsi, bien souvent, les employeurs se montrent plus généreux. «À l’UQAM, les employées enceintes peuvent utiliser leurs journées de maladie prévues dans la convention collective pour leur suivi médical et être payées. En revanche, si une employée a épuisé sa banque de congés, elle ne sera pas rémunérée, mais n’aura aucun problème à quitter le travail pour ses rendez-vous. C’est son droit», explique Geneviève Gagné, directrice de Repro-UQAM, Service de la reprographie, qui gère également le personnel.

Des aménagements d’horaires possibles

De plus, si la relation est bonne entre le patron et l’employé, il est possible de négocier certains arrangements. «Une employée qui n’a plus de congés, mais qui ne veut pas voir sa paye coupée, pourrait prendre ses rendez-vous en fin de journée et reprendre ses heures la semaine suivante», ajoute Mme Gagné. Des situations qui arrivent rarement à l’UQAM, puisque la convention collective prévoit jusqu’à dix jours de congé de maladie et deux journées pour raisons personnelles par année.

Pour les papas

«La loi ne prévoit rien pour les pères qui veulent accompagner leur conjointe lors de rendez-vous. Or, les employeurs se montrent souvent conciliants», témoigne Patrick Bédard, éducateur en garderie et père de trois enfants. «Les rendez-vous de suivi tombaient durant ma journée de congé, ce qui était plus simple, mais sinon, j’utilisais mes congés de maladie, mes vacances, etc.»

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