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Se travestir au boulot


Se travestir au boulot
Rayons unis
Bureau des craintes
Boîte de Pandore
Quiz emploi
Retour au bercail
24 heures chrono

Droits des travailleurs

Se travestir au boulot

Bientôt, les Américains qui verront leur très sérieux patron débarquer au bureau affublé d’une perruque, d’une petite robe et de talons hauts ne rêveront peut-être pas! En Californie, un projet de loi qui renforcera les législations existantes sur la discrimination basée sur le sexe fait son chemin. Si elle est adoptée, cette nouvelle loi (AB 887) permettrait notamment aux travailleurs et travailleuses de se travestir en milieu de travail. Ce projet a toutefois ses détracteurs. Ils craignent que les employeurs perdent leur autorité en matière de code vestimentaire et qu’ils devront gérer des malaises au sein de leurs équipes – et donc subir des pertes de productivité. Sans parler du potentiel jugement de leur clientèle… qui pourrait ne pas se passionner pour les perruques!
Source : FoxNews.com

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Syndicalisation

Rayons unis

Walmart, une entreprise antisyndicale? Non, sauf chez elle, en Amérique du Nord, où elle n’hésite pas à fermer des rayons ou un magasin s’il y a tentative de syndicalisation, comme on soupçonne que ç’a été le cas à Jonquière, en 2005. Ailleurs dans le monde, souvent là où les salaires sont bas, Walmart travaille pourtant main dans la main avec des syndicats. C’est le cas en Chine, au Brésil, en Argentine et au Mexique, entre autres. La vague de syndicalisation pourrait prendre de la force ici, car les syndiqués des autres pays tentent maintenant de donner un coup de pouce à ceux qui se font refuser le droit de s’associer. Un exemple frappe l’imaginaire : en plus d’exiger des garanties de sécurité d’emploi et une politique d’achat de produits locaux, un syndicat de Walmart en Afrique du Sud a demandé au gouvernement sud-africain de permettre la vente d’une chaîne de détaillants locale à Walmart à condition que le géant du commerce, qui a des succursales dans 14 pays et 2 millions d’employés à travers le monde, autorise la syndicalisation dans ses magasins nord-américains!

Dans la même veine, Target, le détaillant américain qui s’installera au Canada en 2013 dans les locaux des magasins Zellers, traîne avec lui une aussi mauvaise réputation que Walmart en matière de syndicalisation. Déjà, Target a annoncé qu’elle mettrait à pied tous les employés syndiqués de Zellers et n’embaucherait que ceux qui désirent revenir. La situation a semblé suffisamment sérieuse pour que la ministre du Travail du Québec, Lise Thériault, ait senti le besoin ce printemps de rencontrer la direction de Target pour la mettre au parfum des us et coutumes québécois en matière de relations de travail. Une vidéo produite par Target à l’intention de ses nouveaux employés américains, et qui constitue un véritable lavage de cerveau antisyndical, est entre-temps devenue un blockbuster sur le Web, au grand dam de Target qui affirme ne plus l’utiliser comme outil de formation aux États-Unis. Reste à voir quel sera le ton au Canada.
Sources : The Washington Post, Gawker, Les Affaires

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Carrière

Bureau des craintes

C’est connu : certaines personnes ont une peur maladive des araignées ou des serpents. Il est vrai que ces bestioles ne sont pas ragoûtantes et peuvent, dans certains cas, représenter un danger pour la santé. Mais bien des craintes n’ont rien à voir avec notre instinct de survie et sont irrationnelles, constatent les spécialistes. Comme la peur d’une banale pile de feuilles de papier qui traîne sur un bureau! Pour d’obscures raisons que la science cherche à élucider, plusieurs personnes développent d’étranges phobies sociales ou liées à la performance, dont certaines peuvent sérieusement les handicaper au travail. La plus nuisible pour la carrière serait la peur de parler en public, car le travailleur qui en souffre peinera toujours à se mettre en valeur. En voici d’autres :

La peur des foules et des grands espaces
La peur des opinions des autres
La peur de prendre des décisions
La peur du savoir
La peur de s’asseoir
La peur des livres
La peur de la technologie
La peur de travailler (!)

Source : Forbes

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Vie privée

Boîte de Pandore

La Cour d’appel ontarienne a rendu ce printemps une étonnante décision concernant le droit à la vie privée des employés qui utilisent un ordinateur portable fourni par leur employeur. Un professeur d’une école secondaire de Sudbury a été blanchi des accusations de possession de pornographie juvénile et d’utilisation non autorisée d’un ordinateur qui pesaient contre lui. Des photos sexuellement explicites d’une élève avaient été trouvées sur le disque dur de son ordinateur lors d’une inspection surprise effectuée par le technicien en informatique de l’école. Les responsables de l’établissement scolaire avaient ensuite remis l’ordinateur à la police, qui avait pris connaissance de tous ses contenus, qu’ils soient liés au travail ou de nature personnelle, sans toutefois avoir préalablement obtenu un mandat.

La Cour a considéré que cette méthode importune a violé le droit à la vie privée de l’employé, car un ordinateur peut contenir des données personnelles sensibles (informations médicales, bancaires, etc.). Les photos salaces ont donc été inadmissibles en preuve. La plus haute cour de la province a finalement jugé que l’employé avait un droit raisonnable à la vie privée, puisque dans la politique établie par son employeur, il était clair que le travailleur pouvait utiliser l’ordinateur tant pour le travail qu’à des fins personnelles le soir et les week-ends. Voilà un jugement qui fera réfléchir les employeurs qui n’ont pas encore bien balisé leur politique d’utilisation des ordinateurs d’entreprise ou de tout autre appareil électronique qu’ils fournissent à leurs employés.
Sources : The Globe and Mail, Blakes

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Statistiques

Quiz emploi

  • Qui a travaillé le plus au Québec en 2010?
    Les immigrants établis ici depuis plus de 5 ans, mais depuis moins de 10 ans; ils ont un taux d’emploi de 64 %.
  • Qui a travaillé le moins?
    Les immigrants établis ici depuis moins de cinq ans. Ils affichent un taux d’emploi de 56,3 %, soit juste sous celui des femmes québécoises (56,6 %).
  • Combien d’emplois ont été créés au Québec en 2010?
    66 700, soit deux fois plus que le nombre d’emplois perdus pendant la dernière récession.
  • Qui a vu son pouvoir d’achat croître le plus depuis 10 ans?
    Les femmes; leur rémunération horaire a crû de 36 % depuis 2000, ce qui représente un gain de pouvoir d’achat de plus de 13 %.
  • Qui a travaillé le plus d’heures au Québec, a pris le plus de vacances et de congés, et s’est absenté le plus du travail pour des raisons personnelles et familiales?
    Les diplômés universitaires (1 830 heures); les diplômés universitaires (142 heures); et encore les diplômés universitaires (68 heures). Ce sont eux, aussi, qui ont fait le plus d’heures supplémentaires (121 heures).
  • En 2010, combien un diplômé universitaire gagnait-il de plus l’heure qu’un diplômé du secondaire?
    10,33 $. Ça monte à 13,17 $ par rapport à une personne sans diplôme d’études secondaires.
  • Le Québec est-il le paradis des syndicats, comme on l’entend souvent?
    En 2010, il y a eu quatre fois plus de nouveaux emplois non syndiqués (67 200) que syndiqués (17 400).
  • Combien d’emplois de plus y avait-il au Québec en 2010 par rapport à 2000?
    515 000, soit l’équivalent de la population de la ville de Québec!

Source : Institut de la statistique du Québec

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Main-d’œuvre étrangère

Retour au bercail

En délocalisant des milliers d’emplois manufacturiers dans les bassins de main-d’œuvre bon marché à l’étranger, l’Occident visait à s’enrichir. C’est plutôt l’inverse qui s’est produit : on s’est appauvri, expliquait Pierre Fournier, analyste en géopolitique, en entrevue dans notre dernière édition. Mais tout n’est peut-être pas perdu pour notre secteur manufacturier en déroute : à cause de la hausse continue des salaires des ouvriers chinois, des entrepreneurs exilés décident de déménager de nouveau leurs activités. Et parfois, ils choisissent le Québec, même si la main-d’œuvre locale coûte plus cher. C’est le cas du fabricant de jeans Parasuco, qui prévoit rapatrier sa production ici. L’avantage? Être plus près des marchands qui écoulent les produits.

Les manufacturiers ne sont pas les seuls à rentrer au bercail. Aux États-Unis, la Silicon Valley, berceau des entreprises de haute technologie, subit une véritable saignée de travailleurs clés, tels les ingénieurs et les scientifiques. Des dizaines de milliers de professionnels indiens et chinois, dont beaucoup ont été formés en Amérique, retournent dans leur pays natal où fourmillent les occasions d’affaires. Plusieurs professionnels y lancent des entreprises prometteuses qui, ironiquement, pourraient bientôt concurrencer les géants américains des technos – soit souvent les ex-employeurs des déserteurs.

Selon le ministère de l’Éducation chinois, un record de 134 800 compatriotes sont revenus au pays l’an dernier, soit une augmentation de 25 % depuis 2009. Les difficultés à obtenir un visa de travail américain, de même que le coût élevé de la vie en Californie, motivent plusieurs travailleurs à plier bagage, ce qui accentue le manque de professionnels des technologies chez l’oncle Sam. Cet exode des cerveaux étrangers est d’autant plus préoccupant que 52 % des entreprises établies dans la Silicon Valley – notamment Intel, Google, Yahoo et eBay – ont été fondées par des immigrants!
Sources : Argent, USA Today

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Temps de travail

24 heures chrono

Partout sur la planète, la journée dure 24 heures. Mais le nombre d’heures consacrées au travail, à la préparation des repas et aux tâches ménagères varie grandement d’un pays à l’autre, révèle une étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Parmi les 29 peuples étudiés, les Mexicains sortent champions, avec 10 heures de labeur quotidien, rémunéré ou non. De l’autre côté de l’Atlantique, les Belges sont ceux qui s’activent le moins : ils ne réservent que sept heures par jour à toute forme de travail, soit une heure de moins que la moyenne établie pour les pays de l’OCDE (huit heures). Les Canadiens sont au-dessus de cette moyenne, avec 8,6 heures de travail quotidien effectuées au bureau et à la maison.

En ce qui a trait au temps voué strictement au travail rémunéré ou aux études, les Japonais remportent la palme du zèle avec 6,2 heures par jour, suivis des Sud-Coréens (5,8), des Mexicains (5,7), des Chinois (5,6) et finalement des Canadiens (5,3), qui devancent les Américains sur ce plan (4,8). Au dernier rang figurent les Danois, qui s’emploient à gagner leur pain seulement 3,7 heures par jour.
Source : Society at a Glance 2011, OCDE

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