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Santé mentale et recherche d’emploi

Je souffre de trouble bipolaire et je suis en recherche d’emploi. Lors d’une entrevue d’embauche, dois-je informer le recruteur de mon problème de santé?

Selon la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, les travailleurs n’ont pas à répondre à des questions concernant leur santé en entrevue d’embauche. Autrement, c’est de la discrimination fondée sur le handicap.

Par contre, en tant que porte-parole d’un organisme qui milite pour briser les tabous entourant la maladie mentale, je suis pour la transparence. Il serait pertinent, si vous êtes à l’aise de le faire, de clarifier en entrevue votre état de santé mentale.

Par exemple, si le recruteur vous questionne sur une période de votre parcours professionnel où vous n’avez pas travaillé, expliquez le contexte entourant cet arrêt de travail (diagnostic d’un trouble bipolaire, début des traitements médicaux et psychologiques, etc.).

Mettez par ailleurs l’accent sur le fait que vous êtes maintenant stable et que vos compétences professionnelles, en lien avec le poste convoité, ne sont pas altérées par votre maladie. Cette maladie mentale est généralement bien stabilisée par une pharmacothérapie, une psychothérapie et un soutien social.

Rassurez le recruteur en précisant que vous bénéficiez d’un soutien thérapeutique de la part de professionnels de la santé, au même titre qu’une personne souffrant d’une maladie physique.

Cette ouverture peut mettre l’employeur en confiance. Si jamais vous êtes retenu et que plus tard, au travail, vous vivez une période difficile, vous serez à l’aise de lui en parler. Si vous avez fait vos preuves au boulot et que vous avez été franc, l’employeur aura tendance à montrer de la compréhension et à vous soutenir.

Mais il y a un risque à aborder le sujet. Les tabous et préjugés sont tenaces et on peut s’attendre à effectuer beaucoup d’entrevues avant de dénicher un employeur prêt à choisir un candidat ayant une maladie mentale, si stable soit-elle. On prend aussi un risque en n’en parlant pas.

Si vous êtes retenu pour l’emploi en n’ayant rien dit et qu’après coup vous éprouvez des difficultés en lien avec votre trouble bipolaire au travail, vous recevrez sans doute moins d’aide de votre employeur.

Souvenez-vous que la priorité en entrevue, avant d’aborder votre trouble bipolaire, c’est de présenter vos compétences. Misez d’abord sur votre valeur professionnelle, c’est là-dessus que le recruteur devrait s’appuyer pour prendre sa décision.

Si vous avez besoin de conseils ou de soutien concernant votre trouble bipolaire, communiquez avec la ligne d’écoute, d’information et de référence de Revivre : à Montréal au 514 738-4873, et sans frais partout au Canada au 1 866 738-4873.

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