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Saguenay-Lac-Saint-Jean : de tout pour les diplômés

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Des métiers de la forêt aux soins infirmiers, en passant par les techniques administratives, la demande de jeunes bien formés ne se dément pas dans les entreprises du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

«Même si l’on connaissait un ralentissement économique, voire une récession comme en 2008 et 2009, les jeunes n’auraient rien à craindre. Car les entreprises et les organisations ont besoin des compétences des technologues», affirme Johanne Tremblay, conseillère pédagogique au Service de placement étudiant du Cégep de Jonquière.

Dans les secteurs des soins infirmiers et des techniques administratives, les taux de placement avoisinent 100 %. «Et en mécanique du bâtiment, en génie électrique, en éducation spécialisée et en éducation à l’enfance, les taux sont supérieurs à 90 %», indique la conseillère.

Mais il n’y a pas que la formation collégiale qui ouvre les portes du monde du travail.

La réputation du secteur [de la foresterie] a été affectée par les fermetures de scieries et de papeteries. Et pourtant, la demande est telle qu’on pourrait former trois fois plus d’élèves.
— Lyne Groleau

Agent de liaison au Centre de formation professionnelle Jonquière, Martin Bédard constate que les taux de placement se maintiennent à un niveau élevé pour l’ensemble des 22 programmes qu’offre l’établissement. «Le domaine de la construction ne dérougit pas, que ce soit du côté gouvernemental, commercial ou résidentiel», explique-t-il. C’est pourquoi les 140 à 150 élèves qui s’inscrivent chaque année en charpenterie et menuiserie trouvent rapidement du travail, à un salaire initial d’environ 17 $ l’heure.

La situation est la même pour les diplômés en électricité, en plomberie, en briquetage-maçonnerie ainsi qu’en réfrigération, qui décrochent facilement leur premier emploi. «En plus d’intéresser les jeunes, ces secteurs attirent aussi plusieurs adultes qui font un changement de carrière», dit Martin Bédard.

Les métiers reliés à la cuisine et à l’alimentation constituent également des avenues prometteuses. «Nous formons environ 60 cuisiniers par année, mais nous pourrions facilement en former 150 afin de répondre à la demande des employeurs!» signale Martin Bédard.

L’arbre qui cache la forêt

Coordonnatrice en formation professionnelle à la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets, Lyne Groleau déplore le faible nombre d’inscriptions aux programmes menant aux métiers de la forêt. «La réputation du secteur a été affectée par les fermetures de scieries et de papeteries. Et pourtant, la demande est telle qu’on pourrait former trois fois plus d’élèves», dit-elle.

Lyne Groleau signale que les programmes professionnels Mécanique d’engins de chantier, Conduite de machinerie lourde et Soudage-montage font partie des plus performants de la Commission scolaire. «Si on aime ces domaines, on ne restera pas longtemps inactif!» dit-elle.

Tiré du dossier Enquête sur le placement des diplômés 2013

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