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Risques calculés

Les actuaires, grands spécialistes de l’évaluation des risques, sont un rouage indispensable de l’industrie de l’assurance. Pour qui aime les chiffres.

Bon an mal an, environ 75 étudiants décrochent un diplôme en actuariat à l’Université Laval. «Pour les diplômés de 2009 qui se destinaient à l’emploi, le taux de placement s’approche de 100 %», raconte Vincent Goulet, directeur de l’École d’actuariat. Au moment de l’entrevue, il estimait que tous les finissants de 2010 trouveraient un emploi en un an ou moins.

Une demande qui s’explique entre autres par la présence de nombreux sièges sociaux de compagnies­ d’assurance dans la région de Québec. Le ralentissement économique de 2008-2009 a quand même eu des effets : les étudiants reçoivent moins de promesses d’emploi pendant leurs études qu’auparavant.

À l’Université du Québec à Montréal, où environ 85 étudiants terminent le programme chaque année, on constate que la crise a rendu les employeurs plus prudents. «Les perspectives d’emploi sont encore très bonnes», assure René Delsanne, directeur du programme. Au moment de l’entrevue, il prévoyait tout de même que la promotion de 2010 mettrait un peu plus de temps pour trouver du travail que celles des années passées.

Profil recherché

En plus de posséder des aptitudes marquées pour les mathématiques, l’actuaire doit manifester un intérêt pour le monde des affaires. «Il travaille dans des domaines d’activité comme l’assurance, la finance, le droit ou la comptabilité», explique Vincent Goulet. La rigueur et la constance sont aussi essentielles.

L’actuaire doit également posséder des qualités de communicateur, car il sera appelé à expliquer les résultats de ses calculs complexes et à convaincre ses collègues et ses clients du bien-fondé des solutions qu’il propose, comme offrir des nouveaux produits d’assurance à un groupe de personnes considérées comme à risque.

Perspectives

Ceux qui le désirent peuvent obtenir le titre de Fellow, à condition de réussir une dizaine d’examens et de modules de la Casualty Actuarial Society (pour les assurances de dommages) ou de la Society of Actuaries (pour les autres spécialités).

Le titre donne accès à des postes qui comportent un niveau de responsabilité plus élevé et permet, par exemple, d’apposer sa signature sur l’évaluation d’un régime de retraite. Plusieurs étudiants commencent à passer les examens pendant leurs études.

Comme le secteur d’activité des actuaires s’élargit, les débouchés sont variés. Selon René Delsanne, les domaines des assurances collectives, de l’assurance générale et de la gestion de risque font de plus en plus appel aux services des actuaires, en plus des employeurs traditionnels comme les régimes de retraite et l’assurance vie.

Sur le terrain

Chaque année, Desjardins Groupe d’assurances générales engage de nouveaux diplômés en actuariat. «Lorsque nous recrutons, nous prenons en compte le dossier scolaire et le profil des candidats, mais aussi leur intérêt pour notre secteur d’activité, explique Annie-Claude Jutras, conseillère en actuariat. Le domaine de l’assurance générale est dynamique, innovateur et tourné vers les mathématiques statistiques. D’autres branches de l’actuariat font plus de place au volet financier.»

Extrait du livre Les carrières d’avenir 2011 de Jobboom.com

STATISTIQUES

Actuariat – baccalauréat

Nombre de diplômés 136
Diplômés en emploi 91,0 %
À temps plein 100,0 %
En rapport avec la formation 91,4 %
Aux études 6,7 %
Taux de chômage 2,4 %
Salaire hebdomadaire moyen 1 021 $

Source : La Relance à l’université, MELS, 2009.

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