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Revenus des médecins : hausses inefficaces

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Même si les médecins québécois ont obtenu des hausses de rémunération ces dernières années, le nombre de services qu’ils ont prodigué a stagné, voire décliné.

C’est ce que révèle une étude menée par deux chercheurs de l’Université de Montréal publiée dans la revue scientifique Healthcare Policy.

Il faut savoir que les médecins de la province sont payés pour chaque acte médical posé. Entre 2007 et 2011, la hausse des honoraires pour chacun des services offerts par un médecin s’est traduite par une augmentation de revenu de 15 % pour les médecins de famille et de 25 % pour les spécialistes. Au total, la mesure a coûté 1,5 milliard de dollars à l’État québécois.

Mais ils n’ont pas travaillé plus pour autant. Il semble qu’ils aient diminué quelque peu le nombre d’actes médicaux posés, visiblement satisfaits du nouveau ratio charge de travail/revenu. Le médecin de famille moyen a diminué de 7 % le nombre d’actes médicaux pratiqué et chaque spécialiste en a retranché 5%.

Ainsi, même si le nombre de médecins a augmenté de 8 % au cours de cette période, les Québécois n’ont pas eu accès à davantage de soins. Le nombre total de services par habitant est demeuré le même pour les spécialistes, tandis que l’accessibilité aux médecins de famille a chuté de 5 %.

Le portrait d’ensemble «est troublant», écrivent les auteurs. Selon une théorie économique relatée dans l’étude, «les hausses rapides et importantes des taux de rémunération peuvent provoquer une diminution plus forte de l’intensité du travail que les hausses plus modestes et continues».

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