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Reprendre son envol

Si le Québec est le cinquième plus grand vendeur d’aéronefs et d’hélicoptères au monde, c’est grâce, entre autres, aux 46 000 travailleurs spécialisés qui œuvrent dans le domaine.

En 2009, la récession a ébranlé ce secteur tributaire des cycles économiques. «En comptant les mises à pied temporaires et les baisses de temps de travail, l’industrie a perdu entre 20 et 25 % de sa main-d’œuvre», dit Jacques Saada, président-directeur général de l’Association québécoise de l’aérospatiale. «Le secteur devrait toutefois reprendre de la vigueur en 2010, mais surtout en 2011.»

Par exemple, Pratt & Whitney Canada compte inaugurer en 2010 un important centre aéronautique à Mirabel. Sans compter que la fabrication des prototypes de la CSeries de Bombardier devrait débuter en 2010, puis la construction des avions à la fin de 2011, ce qui devrait créer 3 500 emplois d’ici à 2017.

De la relève, s.v.p.!

L’industrie de l’aérospatiale pèse lourd dans l’économie du Québec. Environ 200 fournisseurs de pièces et de services gravitent autour de quelques gros joueurs. Lorsque la reprise débutera, le besoin de relève se fera sentir. «En tentant compte d’un taux de roulement d’environ 3 % dû aux départs à la retraite et aux démissions, il faut embaucher à peu près 1 400 personnes chaque année», dit Carmy Hayes, directeur de projet au Comité sectoriel de main d’œuvre en aérospatiale du Québec (CAMAQ). Monteurs de structures, mécaniciens d’aéronefs et techniciens en avionique seront notamment recherchés.

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