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Quitter son emploi pour devenir consultant

À la cinquantaine, vous arrivez au dernier quart de votre vie active. Envie de dire «bye bye boss» et de devenir consultant? Voici ce que vous devez savoir avant de faire le saut et travailler à votre compte.

Pour réussir à vous tailler une place comme consultant, l’expérience ne suffit pas. Il faut avoir la fibre entrepreneuriale, avertit Murielle Lafond, conseillère en transition et gestion de carrière à l’Association Midi-Quarante, qui offre des services spécialisés en recherche d’emploi pour les Lavallois de plus de 40 ans. «Vous devez gérer votre horaire, être discipliné, chercher de nouveaux clients, multiplier les occasions de réseautage et avoir envie de travailler pour vous-même», ajoute-t-elle.

Pour se créer du boulot après une perte d’emploi ou transformer une passion en gagne-pain, se lancer à son compte peut être une excellente alternative, soutient Mme Lafond. Mais attention, il faut être réaliste! «Certains domaines, comme l’informatique, sont plus dynamiques que d’autres», ajoute-t-elle.

Changer ses façons de voir le travail

Autrefois, votre patron vous assignait des tâches pour lesquelles vous étiez rémunéré. Il faut maintenant calculer vous-mêmes vos tarifs, en tenant compte du boulot qui ne génère pas de revenus directs, comme la rédaction d’offres de soumission, la recherche de nouveaux clients, la création de dépliants ou d’un site Web.

«C’est un changement de mentalité qui n’est pas toujours facile à opérer, surtout si vous avez été employé pendant de longues années», ajoute Danielle Labre, conseillère en ressources humaines agréée (CRHA) et associée chez Vézina Nadeau Labre, une firme spécialisée en gestion et transition de carrière.

Vous rêvez d’horaires moins chargés? Bien sûr, travailler à son compte permet d’avoir une certaine liberté… surveillée! «Vous aurez non pas un, mais plusieurs patrons : vos clients. Et ils ne se parlent pas entre eux», rappelle Michel Nadeau, CRHA et associé chez Vézina Nadeau Labre. Ce qui peut vouloir dire que vous devrez répondre à leurs exigences ou leurs demandes urgentes.

Bien se préparer

«Un bon plan d’affaires, qui peut tenir sur une dizaine de pages, vous permettra d’éviter les mauvaises surprises», soutient M. Nadeau. Déterminez ce que vous voulez offrir comme services, qui sont vos clients potentiels et combien sont-ils. «En vous basant sur ces données, vous pourrez évaluer de façon réaliste vos mandats probables au cours des mois qui viennent», ajoute-t-il.

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