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Quand un emploi nuit à la grossesse

Si votre emploi nuit à votre grossesse ou que votre santé vous empêche de travailler, vous pourriez être retirée de votre milieu de travail, avec ou sans salaire. Précisions.

Géré par la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), le retrait préventif permet aux femmes enceintes d’être retirées de leur milieu de travail s’il présente un danger pour le fœtus. «Il faut prendre un rendez-vous avec un médecin. C’est lui qui amorce les démarches pour le congé préventif. Ensuite, un docteur de la santé publique évaluera les risques, selon les tâches de la travailleuse», soutient Alexandra Reny, porte-parole de la CSST.

Tour à tour éducatrice en CPE et aide natale dans une maison de naissance, Jennifer Gingras travaillait dans des conditions risquées pendant ses grossesses. «Par exemple, comme aide natale, je pouvais être appelée la nuit, être en contact avec des liquides biologiques (comme du sang). Mon travail demandait également d’être debout durant de longues périodes et de transporter des boîtes», explique-t-elle.

Retirée ou réaffectée?

Si votre milieu de travail constitue une réelle menace pour la santé de l’enfant à naître, l’employeur vérifie d’abord s’il peut vous affecter à d’autres tâches. «C’est une façon de maintenir le lien d’emploi», indique Alexandra Reny. Comme aide natale, Jennifer s’est vu confier des tâches de secrétariat, entre autres. Si ce n’est pas possible, vous serez alors en congé préventif. Peu importe la situation, vous recevez des prestations jusqu’à quatre semaines avant la date prévue d’accouchement. «La CSST paie alors 90% du salaire net», précise Mme Reny.

Congé sans salaire

Si votre grossesse est menacée, mais que cela n’a pas de lien direct avec votre emploi, vous pouvez aussi bénéficier d’un congé de maternité spécial. «En cas de grossesse à risque, vous avez le droit de vous absenter du bureau, selon la durée prescrite par le médecin. Par contre, ce congé est pris sans solde», indique Me Caroline Gagnon, avocate à la Commission des normes du travail. Toutefois, pour éviter les trous dans votre budget, il est possible de recevoir des prestations du Régime québécois d’assurance parentale à partir de 16 semaines avant la date prévue d’accouchement.

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