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Pour que cesse l’homophobie au travail

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Le ministère du Travail et la Commission des normes du travail ont lancé cette semaine un outil destiné aux travailleurs et aux employeurs pour combattre l’homophobie.

La Charte des droits et libertés de la personne interdit toute discrimination basée sur l’orientation sexuelle au Québec depuis 1977. Néanmoins, le harcèlement subsiste dans de nombreux milieux de travail. Questions inappropriées, taquineries mesquines, commentaires désobligeants et violence font encore partie du quotidien de personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transsexuelles et transgenres.

Le nouveau Guide sur les droits des personnes face à l’homophobie en milieu de travail rappelle que selon la Loi sur les normes du travail, les employeurs ont l’obligation de tout mettre en œuvre pour éviter le harcèlement au travail, ce qui inclut les comportements et commentaires homophobes.

Le guide donne les clés pour reconnaître le harcèlement, mais aussi la discrimination. Il prescrit également ce qu’il faut faire si l’on est victime ou témoin de comportements ou de paroles homophobes ou discriminatoires.

La ministre du Travail, Agnès Maltais, invite les Québécois «à la plus grande vigilance pour détecter, dénoncer et intervenir» lorsque des personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles, transsexuelles et transgenres sont touchées par ces situations malheureuses dans le cadre de leur emploi.

Selon une enquête de 2007, la moitié des milieux de travail ne peuvent être considérés comme accueillants pour les homosexuels. Si 90 % des gais et lesbiennes s’affichent ouvertement comme tel auprès de leur famille, ce pourcentage baisse à 70 % au travail.

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