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Plus de pouvoir d’achat pour les non syndiqués

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Le pouvoir d’achat des travailleurs non syndiqués a augmenté davantage que celui des employés syndiqués au cours de la dernière décennie.

C’est l’un des constats que l’on tire de la lecture de l’Annuaire québécois des statistiques du travail, un rapport de 268 pages publié lundi par l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Bien que le salaire horaire des employés syndiqués (25,33 $) soit plus élevé que celui des non syndiqués (20,75 $) en 2013, la rémunération horaire des non-syndiqués a crû plus vite que celle des syndiqués au cours de la décennie 2003-2013 (11,9 % contre 6,4 %).

Cette croisse s’explique par certaines années de forte hausse, selon l’ISQ. La rémunération horaire des non syndiqués a par exemple bondi de 5,1 % en 2004, et de 4 % en 2009, alors qu’elle a augmenté de façon plus constante chez les syndiqués.

…et pour les non diplômés

Autre surprise au chapitre de la rémunération selon le niveau d’études : ce sont les personnes n’ayant pas de diplôme d’études secondaires qui ont enregistré la croissance de la rémunération moyenne la plus forte en 2013 (5,9 %), ainsi qu’au cours de la dernière décennie (28,7 %).

Ce sont néanmoins eux qui ont obtenu la plus faible rémunération horaire en 2013, avec 16,55 $. On observe toujours que le salaire horaire augmente progressivement avec le niveau d’études.

Équité salariale : l’écart persiste

Par ailleurs, le pouvoir d’achat des femmes a augmenté au cours de la dernière décennie, mais leur niveau de rémunération est toujours inférieur à celui des hommes.

Le pouvoir d’achat des femmes s’est accru de 11,3 % au cours de la décennie 2003-2013, alors que celui des hommes a augmenté de 7,3 %. L’ISQ explique cet écart par la plus forte croissance de la rémunération horaire des femmes (32,1 % contre 27,3 % chez les hommes) durant cette période.

Ça n’empêche toutefois pas l’écart salarial entre hommes et femmes de se maintenir. Le salaire horaire des hommes dépassait de 2,91 $ celui des femmes en 2013. La croissance de la rémunération horaire des femmes a d’ailleurs atteint, en 2013, son plus bas niveau depuis 2003, avec une augmentation d’à peine 0,7 %.

La rémunération hebdomadaire a quant à elle augmenté davantage chez les hommes (1,6 %) que chez les femmes (0,7 %) en 2013, ce qui a contribué à élargir l’écart salarial entre les deux sexes. Cet écart, de 195,54 $ en 2013, est le plus élevé de la période 2003-2013.

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