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Placement des diplômés : Bas-Saint-Laurent/Gaspésie/Les Îles


Les emplois abondent dans l’industrie éolienne et le secteur administratif des régions du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles, mais les diplômés manquent à l’appel.

Le développement de parcs éoliens dans le Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie entraîne des besoins d’ouvriers spécialisés, notamment dans les usines de fabrication de composantes d’éoliennes et chez leurs sous-traitants. «La demande est forte en technologie de l’électronique industrielle. Mais nous ne comptions aucun diplômé au printemps 2011 et n’avons pas d’inscriptions pour l’automne», indique Louis Bujold, directeur des études au Cégep de la Gaspésie et des Îles.

La situation est similaire en technologie de maintenance industrielle. Le cégep n’a formé que deux étudiants en 2011. «Les jeunes ne s’inscrivent pas à ce programme alors que l’industrie éolienne les recherche, déplore Louis Bujold. Certains diplômés débutent à 70 000 $ par année.» Pour répondre à la demande de l’industrie, le cégep offre l’AEC en maintenance d’éoliennes, une formation qui dure un an. «On forme annuellement entre 20 et 30 diplômés, qui obtiennent tous un emploi.»

Au Centre de formation professionnelle (CFP) Pavillon-de-l’Avenir, à Rivière-du-Loup, les 10 finissants en techniques d’usinage ne suffisent pas à la demande des entreprises de fabrication de la région. «On pourrait en former le double, dit Michel Foisy, conseiller d’orientation au CFP. La vingtaine de diplômés en électromécanique de systèmes automatisés est aussi très recherchée, notamment par les usines de fabrication et Hydro-Québec.» La dizaine de diplômés en dessin industriel formée annuellement au CFP Rimouski-Neigette ne répond pas davantage aux besoins. «Il faudrait en former au moins le double.»

«On compte une trentaine de finissants aux DEP en secrétariat et en comptabilité, dit Michel Foisy. Tous se placent. La demande vient de partout : de la petite comme de la grande entreprise.» Même scénario au CFP Rimouski-Neigette, où le placement atteint 100 % dans ces deux programmes.

La demande est aussi présente au collégial, confirme Louis Bujold. «Sauf que nous n’avions aucun diplômé à offrir en techniques de bureautique cette année. Les élèves ont délaissé ce programme. Il n’est d’ailleurs pas offert depuis quatre ans à certains de nos campus, faute d’inscriptions.»

Les trois établissements sondés mentionnent par ailleurs des taux de placement de 100 % dans les programmes liés à la santé, comme le DEC en soins infirmiers et les DEP en assistance technique en pharmacie et en assistance à la personne en établissement de santé.

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