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Peut-on se faire payer un congé forcé?

Je travaille pour une entreprise privée située dans un centre commercial. Je n’ai pas travaillé le 2 janvier dernier, car le centre était fermé. Mon employeur n’a pas payé cette journée, puisque ce n’était pas un congé férié. Ce n’est ni ma faute ni celle de mon patron si le centre commercial était fermé. Ai-je le droit de réclamer le paiement de ce congé forcé?

La Loi sur les heures et les jours d’admission dans les établissements commerciaux précise bien que le public ne peut pas être admis dans un tel établissement le 2 janvier. Votre employeur n’a pas le choix de se conformer à cette règle en fermant son commerce. Le hic : vous ne pouvez pas réclamer le paiement de cette journée non travaillée, car en vertu de la Loi sur les normes du travail, le 2 janvier n’est pas un congé férié.

Dans les centres commerciaux, cette situation touche tant les boutiques que les entreprises privées comme les bureaux de professionnels et les agences de voyages. Les employeurs accommodent parfois leurs employés en leur payant cette journée non travaillée, même s’ils n’en ont pas l’obligation légale. Autrement, ce congé est assimilé à une mise à pied temporaire d’une journée, et le patron n’a pas à rémunérer son personnel.

À noter : un bureau de professionnels qui a pignon sur rue ailleurs que dans un centre commercial peut ouvrir ses portes le 2 janvier. Certains commerces peuvent aussi admettre le public à cette date. C’est notamment le cas de ceux qui se spécialisent dans la vente de produits alimentaires et de ceux qui ne vendent que des produits pharmaceutiques, hygiéniques ou sanitaires.

Notez que la Loi sur les heures et les jours d’admission dans les établissements commerciaux oblige aussi les commerces à rester fermés le 1er janvier. Mais dans ce cas, votre employeur doit vous rémunérer puisque le jour de l’An est un congé férié, chômé et payé reconnu par la loi. L’indemnité que l’employeur doit verser à un salarié pour un jour férié et chômé est égale à 1/20 du salaire gagné au cours des quatre semaines complètes de paye précédant la semaine du congé, sans tenir compte des heures supplémentaires.

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