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Peu d’intérêt pour la mobilité professionnelle

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Moins de la moitié des Canadiens seraient prêts à déménager dans une autre province pour profiter de nouvelles occasions d’emploi, selon une étude du Conseil canadien de mutation d’employés (CERC).

La firme de sondage Ipsos Reid a interrogé, pour le compte du CERC, plus de 2 000 Canadiens sur leur intérêt à déménager ailleurs au pays pour le travail.

À peine 10 % des répondants ont indiqué qu’ils plieraient bagage sans hésiter pour profiter d’une occasion d’emploi, alors qu’un tiers des sondés pourraient se laisser convaincre si les conditions sont favorables et les incitatifs suffisants.

Une augmentation salariale de 20 %, en plus du défraiement des coûts liés au déménagement, est la mesure incitative la plus souvent citée par les répondants. La garantie de pouvoir réintégrer son ancien poste après une durée déterminée et une aide au conjoint pour la recherche d’emploi sont aussi des mesures populaires.

Le gouvernement pourrait également jouer un rôle pour inciter les employés à être plus mobiles. Plus de la moitié des répondants aimeraient que leur employeur ait la possibilité de leur offrir une allocation non imposable valable jusqu’à six mois pour leur permettre de s’installer dans leur nouvel environnement.

Le CERC affirme que ces résultats ne sont guère surprenants, mais sont préoccupants pour les entreprises qui doivent pourvoir des postes hautement qualifiés. Il estime que des efforts doivent être investis pour changer cette mentalité et promouvoir les avantages de la mobilité professionnelle, tant pour les employés que pour les employeurs.

Selon un rapport de Statistique Canada et de Haver Analytics datant de 2013, la proportion de Canadiens se déplaçant dans une nouvelle province pour le travail est en déclin constant depuis 25 ans. Elle est passée de 1,5 % en 1977 à moins de 1 % en 2012.

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