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Peu d’embauches prévues début 2014

Le marché de l’emploi québécois devrait continuer de faire du surplace au cours du premier trimestre de 2014, révèle un sondage mené auprès des membres de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec. Non seulement l’embauche devrait demeurer faible, mais le nombre d’heures travaillées est susceptible de diminuer.

Les deux tiers des membres anticipent que l’effectif de leur entreprise va rester stable au cours des trois premiers mois de l’année, 24,4 % prévoient une hausse et 10,8 % craignent une baisse. La prévision d’embauche nette est donc de 13,6 %, ce qui constitue un recul de 3,9 points de pourcentage comparativement au quatrième trimestre de 2013.

Quant aux heures travaillées, un plus grand nombre d’employeurs estime avoir à les réduire plutôt qu’à les augmenter (la différence est de 2,8 points de pourcentage), un net recul par rapport au sondage précédent, où une majorité prévoyait l’inverse.

Le fait que ces deux indicateurs aient diminué lors de deux trimestres consécutifs inquiète le président-directeur général de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, Florent Francoeur. «La baisse des heures travaillées est une situation préoccupante qui nous laisse croire à un ralentissement dans les activités des organisations. Cela aura certainement pour effet de limiter le nombre d’embauches au cours des prochains mois. Sans être alarmante, la stagnation du marché de l’emploi doit être surveillée de près, puisque le contexte démographique n’aidera en rien le retour à la croissance de l’économie québécoise.»

Heureusement, certains répondants sont plus optimistes que d’autres. C’est le cas de ceux de la grande région de Québec, des petites entreprises et du secteur des services privés. Les moins enthousiastes travaillent dans les moyennes et grandes entreprises, dans le secteur public et parapublic et hors des grands centres.

Autre consolation pour les travailleurs, les augmentations de salaire devraient dépasser l’inflation, à en croire une assez forte proportion répondants (39 %). Un peu plus de la moitié pense que les augmentations seront comparables à l’inflation, et moins de un sur dix pense qu’elles seront inférieures.

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