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Partir en congé de maternité : un pari risqué?

C’est toujours possible de partir un an en congé de maternité. Il faut cependant assumer son choix, avertir ses clients et préparer une relève.

Partir un an en congé de maternité est un choix personnel. Les spécialistes interrogés pensent que les travailleuses autonomes qui ont envie de donner la priorité à la famille en prenant ce congé devraient le faire.

Les conséquences

«Elles doivent toutefois être conscientes qu’une année d’absence implique la perte de certains clients», avertit Louise Lapointe, présidente d’Affaires et développement québécois.

Après le congé de maternité, on récupérera peut-être seulement la moitié de ses clients, estime Louis Jacques Filion, titulaire de la Chaire d’entrepreneuriat Rogers–J.-A.-Bombardier. «Ça peut constituer un atout et nous permettre de reprendre le boulot plus tranquillement.»

La préparation

Les spécialistes suggèrent d’avertir les clients trois mois à l’avance de nos dates de départ et de retour au travail. «Tentez de confier des mandats à des collaborateurs durant votre absence, conseille M. Filion. Et entendez-vous pour récupérer ces clients à votre retour.» Bien sûr, rien ne garantit que le client va vous reprendre. Toutefois, s’il appréciait déjà votre travail et que vous l’avez dépanné en lui conseillant un bon collaborateur, il pourrait vous redonner des contrats à votre retour.

Les avantages

Louise Lapointe soutient qu’un congé de maternité planifié et annoncé aux clients comporte ses avantages. «On est mieux de se retirer quand ça va bien, dit-elle, et de revenir en force au boulot. Si on essaie au contraire de tout concilier – un début de maternité avec des engagements professionnels –, on risque de ne plus arriver à offrir le même niveau de qualité dans nos services. Et là on peut perdre pas mal plus de clients!»

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