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Outaouais : placement des diplômés en hausse

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En 2031, la population outaouaise aura augmenté d’un peu plus de 17 % par rapport à 2010.

Le développement urbain qui accompagne cette croissance démographique contribue à l’embauche de techniciens en géomatique spécialisés en cartographie, car on cherche à optimiser le territoire, explique Jacqueline LaCasse, directrice des études au Cégep de l’Outaouais. Ces diplômés trouvent facilement un emploi partout à travers la province, notamment dans le milieu institutionnel. En 2012, trois des quatre diplômés étaient en emploi, tandis que l’autre poursuivait ses études.

La croissance démographique explique aussi les besoins en main-d’œuvre dans le secteur de la santé, entre autres pour les diplômés au DEP Assistance à la personne en établissement de santé, mais également, au collégial, en techniques d’hygiène dentaire, en inhalothérapie, en soins infirmiers et en soins préhospitaliers d’urgence. Le Cégep de l’Outaouais a créé, en 2012, le programme Technologie d’analyses biomédicales pour répondre aux besoins du secteur.

Des compétences au profit de l’Ontario

La proximité de l’Ontario cause des maux de tête aux recruteurs de l’Outaouais. «Il existe peu de programmes universitaires en santé dans la région. Lorsque les jeunes veulent étudier dans ce domaine, ils ont tendance à aller en Ontario ou à Montréal. Ils trouvent souvent un emploi dans la région où ils ont étudié. Nous avons donc un problème d’exode. Souvent, les salaires sont plus alléchants en Ontario», signale Jacqueline LaCasse.

Même phénomène dans le milieu du secrétariat et de la comptabilité. «Trois raisons expliquent le besoin dans ce secteur : la proximité de la rive ontarienne, la croissance de la région de l’Outaouais et le recrutement qui fait défaut», estime Serge Lacourcière, directeur des centres de formation professionnelle (CFP) Pontiac et Vallée-de-la-Gatineau. En 2012, seulement neuf élèves ont obtenu leur diplôme en secrétariat ou en comptabilité au CFP Vallée-de-la-Gatineau.

La croissance démographique encourage l’établissement de centres de la petite enfance et la construction de nouvelles écoles primaires et secondaires, ce qui accentue le besoin d’éducateurs en garderie et d’éducateurs spécialisés, mais également de cuisiniers. En 2012, le CFP Relais de la Lièvre-Seigneurie a octroyé une quarantaine de diplômes en cuisine et avait reçu presque le même nombre d’offres d’emploi, confirme Luc Montagne, enseignant. «Il s’agit d’un programme offert en alternance travail-études et 80 % des élèves sont embauchés au sein de l’entreprise où ils ont été stagiaires», signale-t-il.

Tiré du dossier Enquête sur le placement des diplômés 2013

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