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Où en sont les femmes sur le marché du travail?

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L’avancée des Québécoises sur le marché du travail a été remarquable au cours des dernières décennies, mais certains indicateurs montrent des signes d’essoufflement.

En 2013, leur taux d’emploi atteignait 57 %, une hausse de plus de dix points par rapport à 1987, selon l’Institut de la statistique du Québec (ISQ). Mais, après un rattrapage enregistré entre 1996 (48 %) et 2004 (55 %), elles semblent avoir atteint un plateau. Parallèlement, il faut dire que le taux d’emploi des hommes est en forte diminution depuis 26 ans. De 68 % en 1987, il n’est plus que de 64 % en 2013.

La proportion des emplois occupés par des femmes oscille maintenant autour de 48 %, alors qu’en 1987, on parlait plutôt de 42 %. La situation est toutefois fort différente d’un secteur à l’autre.

En ingénierie par exemple, il n’y a que 13 % de femmes. La sous-représentation est à son comble en construction, où les ouvrières ne forment que 1,3 % de la main-d’œuvre. Il semble qu’elles trouvent difficile de s’y faire une place, puisque 62 % abandonnent le métier après cinq ans. Par contre, dans le secteur des assurances et des services financiers, la main-d’œuvre est désormais en majorité féminine.

C’est au chapitre de l’éducation que le progrès des Québécoises est le plus spectaculaire. En 2012, 32 % de celles âgées entre 25 à 64 ans avaient un diplôme universitaire, comparativement à 27 % des hommes du même groupe d’âge, une avance qui va croissant depuis le tournant du millénaire. Cela dit, les deux sexes partent de très loin, puisque ces proportions n’étaient respectivement que de 8 % et 9 % en 1990.

Les dernières analyses de l’ISQ montrent toutefois que l’écart salarial hommes-femmes persiste, bien qu’il aille en diminuant. En 2013, le salaire horaire moyen des Québécoises atteignait 22,52 $, comparativement à 25,09 $ pour les Québécois, et le désavantage des travailleuses est manifeste quel que soit le niveau ou le domaine d’emploi. Même après avoir obtenu un MBA, les femmes ont des conditions salariales inférieures à celles des hommes.

Par ailleurs, les femmes demeurent relativement peu présentes dans les emplois de gestion, malgré des gains enregistrés depuis un quart de siècle. En 2013, elles occupaient 36 % des postes cadres, comparativement à 25 % en 1987.

Au Québec, les conseils d’administration des organisations qui figurent au palmarès des 500 plus grandes entreprises canadiennes comptent 20 % de membres féminins, selon Catalyst Canada, un organisme qui milite pour l’avancement des femmes. Plusieurs CA de grandes organisations québécoises sont paritaires ou tout près de le devenir, notamment Hydro-Québec, la Société de transport de Montréal, Québecor et Jean Coutu.

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