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Organisatrice de mariages

Maryse Noël

Maryse Noël, Organisatrice de mariages, Créations Maryse Noël
Photo : Maude Chauvin

Elle dit «oui, je le veux» aux futurs couples de mariés qui ont besoin d’aide pour organiser le grand jour.

J’organise entre 20 et 30 mariages par an : dans des cabanes à sucre, des musées, des hôtels, à la campagne, etc. J’en ai même déjà planifié un sur Navark, une île privée du fleuve Saint-Laurent.

Mes clients sont des couples qui manquent de temps pour organiser l’événement, parce qu’ils ont déjà une famille ou une carrière prenante. Mes honoraires varient selon le budget du mariage.

Certaines femmes rêvent à leur mariage depuis l’enfance. Je dois bien saisir l’essence de leur vision pour réaliser un événement à leur image, qui comble leurs espérances. Ce n’est pas simple! Surtout que le rêve n’est pas toujours réaliste. J’ai déjà eu une cliente qui voulait arriver en skis nautiques…

Je n’ai jamais eu de clients hystériques comme les bridezillas qu’on voit dans les films. Mais certains couples refusent de faire des compromis parce que c’est «leur journée». Par exemple, ils choisissent de servir des sushis en sachant que ça ne plaît pas à tous.

Les hommes s’impliquent beaucoup dans l’organisation. Et, sans vouloir tomber dans les stéréotypes, ce sont souvent eux qui gardent un œil sur le budget…

Certains couples s’inquiètent du temps qu’il fera. Mais la plupart acceptent vite qu’ils n’ont pas d’emprise sur la météo.

Chaque année, j’ai au moins un couple qui rompt avant le grand jour. Heureusement, ça n’est jamais arrivé que quelqu’un change d’idée le jour même.

Juste avant la cérémonie, les mariés sont souvent très nerveux. Je dois leur dire où se placer, de jeter leur gomme, de fermer leur braguette. Des enfants!

Le plus stressant pour moi, c’est quand les mariés confient des tâches à des proches. Si l’oncle D.J. met un mauvais CD puis sort fumer ou si l’ami photographe prend des mauvaises photos parce qu’il fait la fête, je peux difficilement les rappeler à l’ordre.

Dans tous les mariages, des invités boivent trop. J’ai même déjà dû appeler l’ambulance! Parfois, je demande au barman de cesser de servir quelqu’un – c’est mon petit côté «police». Pour les bars ouverts, je conseille de ne pas offrir de shooters pour éviter que ça dérape.

Le jour du mariage, je veille au bon déroulement des événements. Mais des imprévus surviennent souvent. Je dis toujours : je ne peux pas garantir que le serveur n’échappera pas une assiette, mais je promets que je vais ramasser les patates rapidement!

J’ai d’abord fait carrière comme ballerine. Je me suis réorientée il y a six ans. Un mariage, c’est un peu comme un spectacle : beaucoup de préparation et une seule chance de réussir l’exécution.

Mes clients sont parfois surpris d’apprendre que je ne suis pas mariée : c’est ce qu’on appelle un cordonnier mal chaussé!

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