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Nettement payant!

Les Québécois dépensent en ligne de 100 à 400 millions de dollars par mois. Mais comme les entreprises du Québec tardent à s’implanter sur le Web, l’argent va dans les poches des commerçants étrangers.

«Le commerce électronique, ce n’est pas l’avenir. C’est maintenant! Via Rail vend plus de la moitié de ses billets sur le Web», soutient Philippe Leroux, directeur de VDL2, une compagnie spécialisée dans la création de sites Web de vente en ligne. Les consommateurs achètent via Internet principalement des bijoux et accessoires, des livres, des journaux et revues, des appareils électroniques, des voyages, des billets de spectacles et des jeux.

«Un tiers des transactions en ligne échappe cependant à l’économie canadienne. Les gens achètent aux États-Unis ou en Europe parce que les entreprises du pays n’offrent pas les produits recherchés. Il est temps que les détaillants du Québec se réveillent, car il y a un décalage important entre l’offre et la demande», dit Najoua Kooli, directrice de projets au Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO).

Dans les années à venir, le commerce électronique se développera davantage, car la perception de la sécurité en ligne évolue. «Aujourd’hui, un Québécois sur deux donne son numéro de carte de crédit pour faire une transaction sur le Web en toute confiance», dit Mme Kooli.

On innove!

Depuis 2005, les entreprises québécoises ont investi des sommes importantes en campagnes publicitaires sur Internet. «D’ici deux ans, elles réaliseront qu’elles doivent aussi offrir la possibilité d’acheter leurs produits en ligne. Elles solliciteront alors massivement les agences de création de sites de vente sur le Web», prévoit M. Leroux.

Ce secteur aura donc besoin de programmeurs-analystes, de graphistes, de scénaristes et d’informaticiens, notamment. «Présentement, les travailleurs sont parfois trop spécialisés. Certains sont formés en publicité ou en design et d’autres, en informatique. Le défi de l’industrie consiste à faire en sorte que ces deux mondes se rencontrent pour créer une expérience d’achat agréable pour le client», dit Philippe Leroux. Un milieu fascinant pour ceux qui désirent être aux premières loges d’une industrie en pleine expansion.

 

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