Que des jobs de bras, peu payés et de courte durée… Voilà autant de préjugés qui colorent l’image du travail saisonnier! Pour démêler le vrai du faux, faisons le point sur trois secteurs d’activité offrant ce type d’emplois.
Tourisme
Il est vrai que plusieurs emplois en tourisme, comme serveur de restaurant, guide de plein air et cuisinier, exigent une bonne forme physique. Mais le secteur offre aussi des postes plus statiques. «Préposé à l’information, guide-interprète et conseiller-vendeur, c’est loin d’être des jobs de bras», explique Adèle Girard, directrice générale du Conseil québécois des ressources humaines en tourisme, un secteur comptant plus de 200 métiers différents.
Seulement 29,1 % des emplois en tourisme sont saisonniers et durent moins de 40 semaines. De plus, Mme Girard constate que la saison touristique s’étend maintenant de mai à octobre. «L’activité touristique n’est saisonnière qu’en région, ajoute-t-elle, puisque les grandes villes emploient des travailleurs à l’année.» S’il est vrai que certains boulots, comme préposé à la réception, sont peu payants, en revanche ceux qui sont demandés, les sauveteurs par exemple, offrent une meilleure rémunération.
Agriculture
Mieux vaut être en forme pour travailler en agriculture! Le boulot s’effectue dehors, debout, et les journées peuvent être longues, surtout lorsqu’on travaille dans une ferme comme ouvrier agricole ou cueilleur. De plus, les salaires restent encore peu compétitifs par rapport à ceux d’autres secteurs. «Mais les employeurs compensent en offrant des avantages à leurs salariés, tels un logement gratuit, un véhicule et des produits de la ferme», affirme Hélène Varvaressos, directrice générale d’AGRIcarrières, le Comité sectoriel de main-d’œuvre de la production agricole.
Horticulture
«Planter et entretenir des végétaux ou implanter un système d’irrigation, c’est très technique», assure Martine Matteau, directrice générale d’HortiCompétences, le Comité sectoriel de main-d’œuvre en horticulture ornementale, commercialisation et services. L’aménagement paysager demande beaucoup plus de connaissances que de muscles. Comme les espaces verts sont partout, il est possible de dénicher un emploi dans toutes les régions, même en ville. Le travail est réparti sur dix mois, de mars à décembre. «En aménagement paysager, le salaire horaire moyen est de 11 $ pour un technicien débutant», dit Mme Matteau. Mais avec un peu d’expérience, il est possible de gagner entre 15 $ et 22 $ l’heure, selon Emploi-Québec.

