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Montréal, Laval et Montérégie


La métropole carbure à la croissance économique. Cas d’espèce : le Cégep André-Laurendeau a reçu 80 % plus d’offres d’emploi en 2011 qu’en 2010!

Les formations collégiales en santé (Soins infirmiers, Techniques d’hygiène dentaire, etc.) ont beau remplir les salles de classe, les employeurs semblent insatiables. «Pour les préposés aux bénéficiaires, la demande ne lâche pas», observe Suzanne Tardif, secrétaire d’école au Centre de formation Compétences-2000 (Laval). «Dans les établissements de santé, il y a trois quarts de travail, du travail les fins de semaine, mais personne ne peut travailler sept jours par semaine», souligne-t-elle pour expliquer le besoin de main-d’œuvre.

Les finissants en techniques de l’informatique ont l’embarras du choix. Au Collège de Maisonneuve, les chiffres parlent d’eux-mêmes : pour les 29 diplômés des profils Informatique de gestion et Gestion de réseaux, le Cégep a reçu 81 offres d’emploi… seulement pendant les cinq premiers mois de 2011.

Les mines et la construction font prospérer l’Abitibi.

Nombre de diplômés en informatique poursuivent leurs études à l’université, ce qui n’aide pas à réduire la pénurie de techniciens. Le Cégep de Bois-de-Boulogne, par exemple, a reçu 157 offres d’emploi en 2009-2010 pour une quinzaine de finissants des techniques de l’informatique. Ils sont tous à l’université aujourd’hui… sauf un! «On l’a embauché ici, au collège! On avait besoin d’un technicien», révèle Chantal Gingras, conseillère en information scolaire.

La réfection des infrastructures urbaines favorise les diplômés en génie civil, architecture, administration, bureautique et comptabilité. L’environnement a aussi le vent dans les voiles : au Cégep de Saint-Laurent, les 20 finissants du DEC en assainissement de l’eau de 2011 ont pu consulter 62 offres d’emploi.

Certains programmes ont toutefois perdu de leur attrait. «En techniques d’usinage, nous avons 14 demandes d’admission pour le mois d’août 2011, alors que nous pourrions en accepter 44. En production horticole, nous avons 7 demandes d’admission pour une capacité de 44 places», indique Marie-Hélène Hébert, conseillère en formation scolaire à l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe. Le marché du travail est pourtant favorable à ces diplômés, constate Marie-Hélène Hébert.

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