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Montréal, capitale de la mode

Malgré d’importants revers, l’industrie de la mode n’a pas dit son dernier mot! Encore aujourd’hui, Montréal se classe parmi les plus grands centres d’emplois en mode en Amérique du Nord, avec New York et Los Angeles.

L’assouplissement des quotas d’importation, entre 1995 et 2005, et leur abolition, à cette date, a permis aux pays émergents, comme la Chine, d’inonder notre marché de vêtements à bas prix. «Les importations de certains vêtements comme les jeans ont augmenté de 900 % à 1 800 %!» affirme le directeur du Conseil des ressources humaines de l’industrie du vêtement, Jean Rivard.

Cette vague a balayé la moitié des emplois du secteur, d’un océan à l’autre, entre 2001 et 2007. Selon les chiffres du ministère du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation (MDEIE), le Québec a perdu à lui seul près de 25 000 emplois.

Malgré tout, l’industrie compte encore, dans la belle province, entre 20 000 et 30 000 emplois, dont plus des trois quarts se concentrent dans la région métropolitaine, indique Jean Rivard. «L’industrie du vêtement demeure le plus important employeur manufacturier de l’île», ajoute-t-il. Par exemple, Vêtements Peerless, qui produit un veston sur cinq en Amérique du Nord, fait encore travailler encore 1 800 personnes.

Se réinventer

Produits de luxe, vêtements intelligents avec des propriétés particulières, production en petites séries : pour survivre, l’industrie doit se réinventer et explorer de nouvelles avenues. «Les emplois restants et ceux qui se créent aujourd’hui sont davantage axés sur une valeur ajoutée en design, en marketing et en commercialisation», soutient Marie-Annick Drouin, directrice de la direction des biens de consommation au MDEIE. C’est le cas, par exemple, de Parasuco qui a investi énormément dans le marketing et créé une image de marque, ou Louis Garneau qui a conquis le marché du vêtement sportif. Ces entreprises ont conservé leur siège social au Québec, mais font produire leurs vêtements ailleurs. 

Appuis gouvernementaux

Stratégie de l’industrie québécoise de la mode et du vêtement, mesures Pro-mode, appui à la Semaine de la mode de Montréal… À la fin de la période 2007-2011, le gouvernement aura injecté plus de 82 millions de dollars pour donner un second souffle à la mode made in Québec, en appuyant notamment sa commercialisation, l’exportation, le design et les nouvelles technologies.

 «Bien que les défis soient importants, la mobilisation actuelle de l’industrie, les aides consenties par le gouvernement du Québec et l’expertise développée par les entreprises d’ici font en sorte que le Québec est bien placé pour tirer son épingle du jeu», espère Mme Drouin.

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