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Michael Nussbacher d’Epilogger

Michael Nussbacher Photo : Eva Blue

Le Torontois Michael Nussbacher est l’un des fondateurs d’Epilogger, une boîte qui transforme le contenu des médias sociaux en archives interactives.

Du plus loin qu’il se souvienne, Michael Nussbacher, un barbu de 32 ans, a toujours été un geek. «À sept ans, j’ai eu un Tandy, l’un des premiers ordinateurs en vente chez RadioShack, et je piratais le système d’exploitation!»

Après un diplôme collégial en informatique et un baccalauréat en science politique et criminologie de l’Université de Victoria, Michael Nussbacher se lance dans le monde du marketing numérique. Et, geek un jour, geek toujours : c’est lors d’un hackathon que l’idée de lancer Epilogger a émergé.

L’entreprise combat le caractère éphémère et la fragmentation des médias sociaux en agissant comme un album en direct sur le Web.

Grâce à un algorithme et à des mots clés, les gazouillis sur Twitter, les photos publiées avec Instagram, les commentaires sur Facebook et les check-ins de Foursquare concernant un événement se retrouvent sur une même page d’Epilogger. Les internautes peuvent alors commenter ces éléments et les reverser dans leurs réseaux sociaux. «On veut faire une archive vivante de ce qui se passe à partir de ce que les gens écrivent, explique l’entrepreneur. Ça peut être fait pour toutes sortes d’événements culturels, mais aussi pour une manifestation ou une élection.»

Les organisateurs d’événements, qui sont les clients d’Epilogger, en tirent quant à eux un rapport détaillé de l’appréciation du public.

Pour l’instant, un quatuor fait rouler la boîte. Michael Nussbacher, président-directeur général, compte sur le cofondateur Chris Brooker, quant à lui président de l’entreprise. Rebecca Cohen Palacios s’occupe du design, tandis qu’Astrid Rosemarin gère les finances. Signe que les affaires vont bien, Epilogger est en processus de recrutement de deux développeurs.

Michael Nussbacher est entré dans l’accélérateur FounderFuel avec une certaine avance : son entreprise servait déjà des clients. Mais le programme leur a appris à voir plus grand, beaucoup plus grand. «On ne vise plus que quelques événements à Toronto; on vise le monde», raconte-t-il.

Son passage dans l’accélérateur, aussi enrichissant soit-il, ne s’est toutefois pas fait sans heurts. «On est arrivé à FounderFuel sur un high et ensuite, on a atteint les bas-fonds, en traversant des épreuves. Mais toute l’équipe est passée au travers, alors arriver au Demo Day avec un projet bien rodé était pour nous une preuve qu’on avait ce qu’il fallait pour travailler ensemble, en équipe, et bâtir une véritable entreprise.»

En plus de recevoir un billet convertible de 150 000 $ de la Banque de développement du Canada ce jour-là, l’entreprise a été sélectionnée pour participer à l’accélérateur technologique canadien dans la Silicon Valley cet automne.

À ce jour, Epilogger génère un trafic dépassant les 60 000 pages consultées par mois pour des événements se tenant au Canada, aux États-Unis, mais aussi en France et en Italie. Il compte parmi ses clients le festival Osheaga, Red Bull et Movember.

Pas de doute, Michael Nussbacher a trouvé sa place dans le monde des affaires. «Être pdg, c’est comme une drogue! Je ne pourrais jamais travailler à nouveau pour quelqu’un d’autre. C’est un mode de vie.» Mais ce n’est pas toujours une partie de plaisir pour autant. «Il faut travailler fort.»

Il a d’ailleurs trois conseils à donner aux nouveaux venus en affaires :

  1. Ne fais pas le cave, ne te repose jamais sur tes lauriers.
  2. Sache que tu vas évoluer dans un Monde du Non et que tu devras être tenace.
  3. Bouge-toi les fesses! Tu ne peux pas valider sans cesse ton projet, à un certain moment, il faut plonger.»


 FounderFuel, accélérateur d'entreprisesBanque de développement du Canada - BDC - Capital de risque

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