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Métallurgie : sortir de terre

Sans les mines et l’industrie métallurgique, il n’y aurait pas de voitures ni de réfrigérateurs! Et le Québec compterait près
de 43 000 emplois en moins.

À première vue, les mines n’ont guère… bonne mine. «En 2008-2009, de nouveaux projets d’exploitation ont créé 1 000 emplois, mais des fermetures de mines en ont éliminé 2 500», dit Pierre Guimont, qui était directeur général du Comité sectoriel de main-d’œuvre (CSMO) de l’industrie de mines au moment de l’entrevue.

Ceci dit, l’exploration minière semble regagner de la vigueur, dit Jean-Pierre Thomassin, directeur général de l’Association de l’exploration minière du Québec. «Les perspectives d’ici trois à cinq ans sont très bonnes : les pays émergents, comme la Chine, achètent des produits qui comportent du métal, comme des voitures et des électroménagers.»

L’or et le fer brillent

Certains métaux résistent mieux au ralentissement que d’autres. Par exemple, les projets d’exploitation et d’exploration de l’or sont en santé. «Ce métal est perçu comme une valeur refuge», explique Jean-Pierre Thomassin. Globalement, les travailleurs en demande incluent les géologues, les ingénieurs miniers, les mécaniciens d’équipements lourds et les technologues en minéralogie.

Baies-James : 1 000 emplois

Du côté de l’exploitation minière, le Comité action mines prévoit que l’industrie aura besoin de 1 000 nouveaux travailleurs dans les cinq prochaines années, seulement à la Baie-James! Plusieurs projets miniers y ont redémarré ou sont sur le point de le faire, dont la mine de zinc et de cuivre Persévérance de la firme Xstrata, ainsi que la mine d’or Casa Berardi, d’Aurizon.

La métallurgie résiste aussi

«La métallurgie a échappé aux mises à pied pendant la crise économique, dit Daniel Tremblay, chargé de projet au Comité sectoriel de main d’œuvre de la métallurgie du Québec. Les entreprises ont plutôt réduit les heures de travail des travailleurs ou profité du ralentissement pour faire l’entretien des équipements.»

Certes, le secteur n’embauche guère pour l’instant. «Mais le nombre de postes à pouvoir sera important lors de la reprise, ajoute M. Tremblay, ne serait-ce que pour remplacer les quelque 1 300 personnes qui partent à la retraite chaque année — surtout si le recrutement a été suspendu pendant un an ou deux!»

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