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Ma pire gaffe au travail

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Un moment d’inattention, une impulsion, un retard, un manque de communication : il suffit de quelques secondes pour que le pire survienne au boulot.

En 2013, un ouvrier chargé de la maintenance d’un écran géant aux abords d’une gare chinoise a par erreur diffusé de la pornographie alors qu’il croyait être le seul à visionner le matériel sulfureux. Un employé de banque allemand s’étant endormi sur son clavier a quant à lui effectué un malencontreux virement de 222 millions d’euros plutôt que 62,40.

Jobboom s’est intéressé aux boulettes de travailleurs d’ici.

Proposition indécente

«Je venais de commencer à travailler pour un nouvel employeur. On m’avait informée que l’entreprise était très stricte : on ne devait pas envoyer de courriel personnel pendant les heures de travail. Mais ce jour-là, je voulais vérifier quelque chose avec mon copain, alors je lui ai écrit simplement, sans salutation : “Veux-tu venir coucher chez nous ce soir?” Et hop, je clique sur Envoyer.

«C’est alors que je réalise que je n’ai pas envoyé le courriel à mon chum, mais bien à la grande patronne de mon service, que je n’ai pas encore rencontrée… J’ai dû faire une erreur en choisissant le destinataire, car leurs prénoms commencent par la même lettre.

«Heureusement, elle était en vacances. J’ai cherché pendant 20 minutes comment faire un rappel de courriel, pour finalement réaliser qu’elle l’avait déjà lu depuis la maison.
«Elle ne m’a pas répondu, mais j’ai su entre les branches qu’elle avait compris que le message ne s’adressait pas à elle!»

Jessica, conseillère en ressources humaines

Humour noir

«Il y a une dizaine d’années, je travaillais dans une station d’essence montréalaise. Un client avait perdu sa femme récemment. Comme il ne se nourrissait que de sandwichs du dépanneur depuis le décès, je le voyais presque chaque jour et je m’évertuais à lui raconter des histoires pour le faire rire.

«Un de ces jours, voulant le distraire, je lui ai raconté mon début de journée catastrophique. Un homme s’était jeté devant le métro, me mettant deux heures en retard au travail. Alors je beurre épais et lance : “Les gens ne pourraient pas se tuer à la maison? Qu’est-ce que cette mode de mettre tout le monde en retard parce que tu ne trouves plus de sens à ta vie?” Et ainsi de suite, car je me trouvais totalement hilarante.

«Le client me dit : “C’était mon fils…”

«C’est ce qu’on appelle se mettre le pied dans la bouche. Je ne l’ai plus revu par la suite… et je tourne ma langue avant de parler, maintenant.»

Lucy, graphiste

Encore endormie

«À une certaine époque, je travaillais au service d’aide technique d’un centre de réadaptation, où l’on teste les prothèses et orthèses. Beaucoup d’hommes y travaillaient.

«Un bon matin, je retrouve sept ou huit gars dans la salle des employés et on jase. Je descends la fermeture éclair de la veste en coton ouaté qui me servait de manteau et ils se mettent tous à rire.
«J’avais oublié de mettre un débardeur sous ma veste; je n’avais qu’un soutien-gorge… Je l’ai remontée au plus vite, mais j’étais déjà toute rouge!

«Cette histoire a fait le tour du service et les blagues ont fusé pendant longtemps, du genre : “Diane, tu nous fais une danse à 10 $?”

«Le pire, c’est que ça m’est arrivé une deuxième fois quelques années plus tard!»

Diane, ergothérapeute

Crever ses eaux

«Je travaillais comme chargée de projet pour l’agrandissement d’un hôpital en France, avant mon arrivée au Québec. On annexait une nouvelle bâtisse à un bâtiment existant. C’était mon premier chantier toute seule, j’avais beaucoup d’appréhensions, mais le projet avançait bien. Jusqu’au moment où on est arrivés à la toiture.

«Les ouvriers soulèvent la toiture existante pour venir la greffer à la nouvelle construction. Je monte voir ça et je leur dis : “N’oubliez pas de remettre la toiture en place ce soir avant de partir.” Je termine ma journée et quitte le travail.

«Il se met à pleuvoir vers 17 heures. Je reçois un appel du directeur de l’hôpital. Il me traite d’incompétente et me dit de venir au plus vite.

«Les ouvriers n’avaient pas bien remis la toiture en place et l’hôpital avait le ventre à l’air en fait… dans la partie maternité. Il y avait de l’eau par terre dans la salle d’opération. Les chambres aussi ont été inondées. Les lits branchés aux moniteurs étaient conducteurs d’électricité, alors les gens qui sont venus aspirer l’eau ont pris des décharges électriques. Et imaginez le stress vécu par les femmes enceintes… En gros, ç’a été le pire jour de ma vie.

«On a réparé les dégâts dans les semaines qui ont suivi : l’eau était entrée dans l’isolation des murs. Ensuite, j’ai démissionné. C’était la faute des ouvriers, mais c’était ma faute aussi de ne pas être passée après eux pour vérifier leur travail. Quand on est responsable d’un chantier, on est responsable des conneries des autres.»

Vanessa, ingénieure en génie civil

Le clavier qui fourche

«Ça faisait deux semaines que je travaillais pour un journal comme journaliste surnuméraire pour l’été. Je devais faire mes preuves.

«On m’a fait couvrir le dévoilement de la programmation des célébrations de la fierté gaie. Je me rends à la conférence de presse. Le président du comité organisateur explique que l’objectif est de banaliser l’homosexualité auprès de la population. J’écris donc un article là-dessus.

«Le lendemain matin, je reçois un appel du président : il croit avoir été mal cité. Mon sang s’est glacé; c’était la première fois que ça m’arrivait depuis le début de ma courte carrière. Je lui demande alors quelle citation est incorrecte. Il me lit cette phrase : “Dans le fond, notre objectif est que l’HOMOPHOBIE soit banalisée.” Bien sûr, il n’avait pas dit ça. J’avais remplacé le mot “homosexualité” par “homophobie” par erreur.

«Je me dis que c’est impossible, que je n’ai pas pu écrire une énormité comme celle-là sans qu’aucun de mes collègues qui ont relu mon texte l’ait remarquée. Mais c’était bien écrit ainsi dans le journal… Je me suis confondu en excuses et on a publié un rectificatif.

«Depuis ce jour, je suis plus vigilant. J’ai malgré tout fait mes preuves : je travaille toujours au même endroit!»

Marco, journaliste

Panique dans le pantalon

«Je passais une entrevue pour un emploi au gouvernement. On m’a présenté à la personne que j’allais remplacer si j’étais sélectionné. C’est alors que je remarque que des bobettes descendent le long de mon mollet, dans mon pantalon. Ce matin-là, j’avais enfilé en vitesse le pantalon de la veille et il semble que j’y avais laissé mes bobettes!

«J’ai subtilement trouvé le moyen de rentrer un bout de la bobette dans mon bas tout en discutant. Je n’ai jamais su si mon interlocuteur s’en était rendu compte, mais j’ai eu la job!»

Roger*, fonctionnaire

*Prénom fictif

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