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Les Y sont-ils dignes de confiance?

couteau derrière le dos

Pour plusieurs observateurs, étudier le comportement de la génération Y au travail est un peu l’équivalent d’étudier le comportement d’un animal exotique. Elle est si différente, si particulière, si difficile à comprendre…

Un sondage mené par LinkedIn, dont Jobboom a fait état cette semaine, ajoute du bois dans le foyer.

On y apprend qu’une majorité de Y valorise l’amitié au travail, mais 70 % d’entre eux seraient prêts à la sacrifier pour obtenir une promotion.

Comme tous les prétextes sont bons pour souligner à quel point cette génération d’enfants-rois gâtés est individualiste et égoïste (flairez ici le sarcasme), plusieurs ont sauté sur l’occasion pour voir dans cette statistique un symptôme de ces maux. Ne vous laissez pas leurrer par leur attitude sympathique et amicale; ils vous planteront un couteau dans le dos à la première occasion!

Bien sûr, lorsqu’on leur pose la même question, les baby-boomers sont répugnés par cette idée et affirment qu’ils ne feraient jamais une telle chose.

Je me demande s’ils auraient répondu la même chose si on leur avait posé la question à 24 ans.

C’est facile, en fin de carrière, de dire qu’on refuserait une promotion pour préserver une amitié. C’est noble, droit, vertueux. Mais la voudraient-ils vraiment, cette promotion?

C’est différent quand on a 24 ans; qui ne cherche pas à monter dans la hiérarchie et à améliorer son sort? Les boomers n’ont-ils jamais pris de décision en fonction de leurs objectifs de carrière, au détriment de leur vie personnelle? Ce n’est pas de l’égoïsme; c’est de l’ambition (j’y faisais d’ailleurs référence dans un précédent billet). Et je suis certain que les générations précédentes auraient avoué le même pêché à cet âge…

Les Y ne sont pas plus mesquins que les boomers. La vraie différence générationnelle, toutefois, c’est qu’ils perçoivent leur milieu de travail comme moins rigide, moins formel (peut-on les blâmer?), et sont donc plus enclins que leurs contemporains de développer des amitiés. Forcément, dans un contexte compétitif comme celui-ci du marché de l’emploi, ils sont donc plus susceptibles de devoir faire un choix entre le boulot et une bonne relation.

Mais rassurez-vous, ils ne sont pas dangereux.

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Simon Granger

Simon Granger s'intéresse aux enjeux touchant la formation, l'orientation professionnelle et l'accession au marché du travail. Il aime le café filtre, le point-virgule et les mots croisés.

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