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Les virus se propagent en quelques heures au bureau

Homme aux toilettes

Photo : Rommel Canlas/Shutterstock

Il ne faudrait que quelques heures pour qu’un virus contamine un bureau entier, selon une nouvelle étude.

Un collègue malade se pointe au boulot alors qu’il aurait dû rester chez lui? Garder vos distances ne sera pas suffisant pour vous protéger du virus : il pourrait bien avoir contaminé le bureau en entier en l’espace d’un avant-midi.

L’équipe du microbiologiste Charles Gerba, de l’Université de l’Arizona, a voulu mesurer à quelle vitesse un virus contagieux pouvait se propager dans un bâtiment public comme un bureau, une unité de soin de santé ou un hôtel.

Dans le cadre de leur expérience, ils ont volontairement infecté des édifices avec un bactériophage, une sorte de virus sans danger pour l’humain, dont la taille et la résistance aux désinfectants étaient comparables à celle des norovirus.

Contrairement aux bactériophages, les norovirus sont très contagieux et provoquent des symptômes gastro-intestinaux comme la diarrhée ou des vomissements. Ils se propagent facilement par contact avec une personne infectée ou en touchant des surfaces ou des objets contaminés.

Afin de suivre la propagation, les chercheurs ont déposé le virus sur quelques surfaces fréquemment touchées, comme des poignées de porte ou des comptoirs. Après quelques heures, ils ont ensuite échantillonné des surfaces susceptibles d’être contaminées, comme des interrupteurs, des boutons d’ascenseur, des anses de cafetière, des téléphones et des équipements informatiques.

En l’espace d’à peine deux à quatre heures, entre 40 et 60 % des surfaces échantillonnées avaient été contaminées par le virus.

Il ne faut toutefois pas sombrer dans la paranoïa, tempèrent les chercheurs. En effet, cette propagation spectaculaire peut être facilement ralentie par de simples interventions d’hygiène.

Dans la deuxième partie de leur expérience, les chercheurs ont fourni des lingettes désinfectantes contenant des composés d’ammoniums quaternaires au personnel d’entretien des édifices. Après un bon nettoyage, le nombre de surfaces contaminées a été réduit de 80 % ou plus, alors que la concentration du virus a été réduite de 99 % ou plus.

Ces résultats ont été présentés dans le cadre de l’Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy à Washington.

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