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Les trois faces des Laurentides

La diversification géographique et économique des Laurentides représente un beau casse-tête pour le développement régional.

Le nord, le sud et le centre des Laurentides proposent aux visiteurs des paysages variés. Le tissu économique change aussi beaucoup d’un secteur à l’autre. «C’est une région contrastée», confirme Louis Pilon, conseiller stratégique aux affaires institutionnelles et politiques de la Conférence régionale des élus (CRÉ) des Laurentides.

Les trois pôles

Au sud, dans les MRC de Mirabel, Thérèse-de-Blainville, Rivière-du-Nord et Deux-Montagnes, les entreprises sont nombreuses et se spécialisent dans des champs industriels de toutes sortes : matériel de transport, produits métalliques, transformation alimentaire, etc.

Au centre, les MRC des Pays-d’en-Haut et des Laurentides accueillent une industrie touristique et de villégiature florissante. Le tourisme est également présent au nord, dans la MRC d’Antoine-Labelle, mais la foresterie y occupe une large place. «Les difficultés économiques y sont importantes à cause du marasme que connaît l’industrie forestière», indique Yvon Cormier, directeur général de Laurentides Économique.

La plupart des entreprises de bois d’œuvre ont fermé leurs portes au cours des dernières années. Mais des efforts sont déployés pour relancer cette industrie. «On mise sur la valeur ajoutée. Une compagnie comme Bois nobles Ka’N’Enda, qui exploite des essences telles que le bouleau jaune et l’érable, s’est associée à l’entreprise Lauzon, qui fabrique des planchers de bois massif et de bois contrecollé», illustre Yvon Cormier.

Une diversification qui paye

La diversité industrielle des Laurentides comporte des avantages. «Quand le fabricant de véhicules GM a fermé ses portes en 2002, tout le monde s’attendait à une catastrophe, mais l’impact n’a pas été aussi grand qu’on aurait cru», fait valoir Yvon Cormier. En effet, des ouvriers licenciés ont pu trouver un emploi dans les autres usines de la région.

Car elles ont poussé comme des champignons au cours des dernières années, et ce, dans des domaines variés comme la transformation alimentaire, la fabrication de matériel de transport, la fabrication de produits métalliques et l’aéronautique. «La présence sur le territoire de grands joueurs de l’aéronautique, tels Bell Helicopter, Bombardier Aéronautique, L-3 Communications MAS, et de fabricants de matériel de transport comme Nova Bus et Paccar, insuffle un dynamisme et attire d’autres compagnies», remarque Benoit Leduc, économiste de Service Canada. Par exemple, en 2010, le motoriste Pratt & Whitney Canada a décidé de construire son centre d’opérations d’essais en vol à Mirabel.

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