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Les recruteurs devraient se méfier de Facebook

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Les recruteurs devraient éviter de fouiller dans les informations des candidats sur les réseaux sociaux, selon une étude récemment publiée dans la revue Journal of Management. C’est qu’ils y perdent peut-être leur temps.

Des chercheurs américains ont présenté le profil Facebook de 416 finissants et diplômés à 86 recruteurs volontaires. Ces derniers ont dû évaluer le potentiel de chacun des étudiants en fonction de leur page dans le réseau social.

Un an plus tard, plusieurs des diplômés s’étaient trouvé un emploi. Les superviseurs de 142 jeunes ayant participé à l’étude ont été interrogés par les chercheurs. Ils devaient évaluer la performance de leur nouvel employé.

En comparant l’évaluation des recruteurs volontaires et celle des personnes qui ont vraiment embauché les diplômés, les chercheurs ont constaté que le contenu d’une page Facebook ne prédit en rien la performance d’un employé, pas plus qu’il ne prédit sa stabilité en emploi. La corrélation est près de «zéro», indiquent les auteurs.

Pire, ils ont remarqué des tendances inquiétantes. Les profils Facebook des hommes étaient jugés plus sévèrement que ceux des femmes, tout comme l’étaient les profils des Noirs et des Hispaniques par rapport à ceux des Blancs.

C’est pourquoi les chercheurs recommandent aux entreprises de limiter le recours aux réseaux sociaux pour évaluer les candidatures, du moins pour l’instant. «Nous encourageons fortement les organisations de s’abstenir d’utiliser les médias sociaux (ex : Facebook) et les autres informations disponibles dans Internet (ex : recherche Google) jusqu’à ce que les méthodes de collectes et d’évaluation de ce type d’information soient démontrées comme fiables et valides.» Peu d’études se sont penchées sur le phénomène pour l’instant, déplorent-ils.

Environ 37 % des recruteurs consultent les profils des candidats sur les réseaux sociaux et 11 % songent à le faire, selon un sondage de CareerBuilder mené aux États-Unis auprès de 2300 répondants en 2012.

Rappelons que les utilisateurs de Facebook peuvent gérer les informations disponibles aux internautes qui ne sont pas leurs «amis», grâce aux paramètres de confidentialité.

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