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Les pilotes font de gros sacrifices

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Alors que la qualité des emplois de pilotes de ligne tend à diminuer, la formation demeure chère.

La profession de pilote de ligne figure parmi les plus jet set dans l’imaginaire collectif. Les voyages, l’uniforme et le fait de faire voler des tonnes de tôle en font rêver plus d’un. Mais l’accès au cockpit d’un appareil tel que le Boeing 737 exige beaucoup de sacrifices.

Sauf la quarantaine de chanceux admis chaque année en techniques de pilotage d’aéronefs au Cégep de Chicoutimi, les aspirants-pilotes doivent se tourner vers les écoles privées, dont les frais de scolarité s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers de dollars… À moins qu’ils ne préfèrent les Forces armées, où la formation gratuite est conditionnelle à un engagement militaire de plusieurs années.

Les novices doivent trimer dans de petites entreprises pour accumuler les 1 500 heures de vol exigées par les grandes compagnies aériennes. Or, ces dernières ont revu à la baisse les conditions de travail au fil des ans. Si la rémunération des pilotes peut culminer à 200 000 $ après plusieurs années chez Air Transat ou Air Canada, les débutants doivent se contenter de 50 000 $.

Lors de sa restructuration en 2003, Air Canada a diminué les salaires de 15 à 20 %. Du côté d’Air Transat, les pilotes ont accepté un gel des salaires en 2012, et ses équipages séjournent désormais à proximité des aéroports plutôt que de goûter à l’effervescence des centres-villes comme jadis. Pour le jet set, on repassera.

Sources : La Presse, The Globe and Mail, convention collective des pilotes d’Air Transat, Association des pilotes d’Air Canada

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