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Les mines à l’heure du développement durable

Les grands développements miniers dans le Nord québécois créent plusieurs occasions pour ceux qui ont la nature à cœur. Voici trois professions qui permettent aux minières de faire du développement durable.

Opérateur d’installations de l’assainissement de l’eau et du traitement des déchets liquides

Être opérateur dans une installation où l’on traite les eaux usées nécessite de la minutie et de la rigueur. Ces qualités sont particulièrement importantes lors des analyses qui visent à évaluer la qualité de l’eau. Les procédures et protocoles doivent être respectés à la lettre. Il faut également que l’opérateur réagisse bien au stress. Si, par exemple, une génératrice flanche lors d’une panne électrique, l’employé doit prendre les bonnes décisions et poser les gestes nécessaires afin d’assurer la poursuite des activités de la station.

Selon le type de station, l’opérateur peut être appelé à travailler seul ou de nuit. Grâce à la modernisation de l’équipement, le poste est moins exigeant physiquement qu’avant, ce qui permet à davantage de femmes de travailler dans le milieu. Avec l’expérience, un opérateur peut gravir les échelons et devenir contremaître ou chef d’équipe.

Seul établissement à offrir le programme Conduite de procédés de traitement de l’eau, le Centre de formation professionnelle Paul-Gérin-Lajoie, à Vaudreuil-Dorion, a diplômé de ce DEP une cinquantaine d’élèves en 2012. Au cours de l’année 2011-2012, les finissants avaient vu passer un peu plus de 100 offres d’emploi. Le placement oscille autour de 100 %, estime Jean-Paul Trudel, enseignant.

«Depuis cinq à sept ans, nous ne répondons pas à la demande des employeurs», poursuit-il. Des occasions d’emploi sont créées par les changements apportés au Règlement sur la qualité de l’eau potable en 2005, qui exige depuis lors que le traitement de l’eau dans les municipalités soit effectué par du personnel certifié.

De plus, les grandes mines du Nord se sont ajoutées à la liste des employeurs potentiels pour ces spécialistes. Selon Dominique Dodier, directrice générale d’EnviroCompétences, le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’environnement, beaucoup de ces travailleurs spécialisés en environnement sont demandés par les compagnies minières, où ils veillent au traitement des eaux usées.

Technicien en environnement

Les diplômés du programme Environnement, hygiène et sécurité au travail sont très recherchés. Au Cégep de Jonquière, l’un des trois établissements à l’offrir, le taux de placement est de 100 % depuis plusieurs années. En 2012, la quinzaine de finissants a pu consulter une trentaine d’offres d’emploi. «À ce nombre, il faut ajouter les offres qui ne passent pas par le service de placement du cégep», précise Claude Rozon, responsable de la coordination départementale. Ainsi, il estime qu’environ un quart des finissants acceptent un poste au sein de leur milieu de stage.

La situation est tout aussi rose au Cégep de Sorel-Tracy, où huit diplômés se sont partagé au moins une cinquantaine d’offres d’emploi en 2012. Selon Marc Olivier, coordonnateur du programme, la majorité d’entre eux sont en emploi. Là aussi, des finissants obtiennent une promesse d’embauche de leur milieu de stage avant même la fin de leurs études. «La forte demande est due aux départs à la retraite, mais aussi au faible nombre de diplômés. Notre programme demeure peu connu», déplore-t-il.

Les diplômés évaluent et contrôlent divers milieux de travail (comme des mines en activité ou en chantier) afin de minimiser leurs répercussions sur l’environnement et sur la santé et la sécurité des employés. Constamment en contact avec les gens, le technicien doit avoir un bon sens de la communication. «La rigueur est aussi essentielle», ajoute Marc Olivier. Le technicien en environnement qui échantillonne de l’eau afin d’y repérer la présence de polluants doit être précis pour que les données soient exactes.

Au quotidien, le technicien a pour défi de convaincre les employés et les gestionnaires de changer leur comportement et leurs pratiques afin de mieux gérer les risques. «Il faut tenir compte des préoccupations de chacun. On n’aborde pas un ouvrier de la même façon qu’un technicien, un ingénieur ou un directeur d’usine», souligne Claude Rozon.

Après quelques années, le technicien peut aspirer à un poste de chef d’équipe ou de coordonnateur. Il est également possible de poursuivre des études universitaires – certificat ou baccalauréat – en environnement.

Ingénieur en géomatique

Les ingénieurs en géomatique et les géomaticiens collectent, analysent et intègrent des données géographiques qui servent notamment dans le domaine de l’environnement. Ils doivent posséder d’excellentes connaissances en informatique. La rigueur est également essentielle pour travailler avec des mesures, des cartes et des systèmes de repérage spatial.

La géomatique est souvent au carrefour de projets impliquant différentes disciplines comme l’ingénierie et les sciences environnementales. L’expertise des géomaticiens est notamment sollicitée pour les projets d’aménagement du territoire.

En 2012, cinq des six diplômés en génie géomatique de l’Université Laval, le seul établissement à offrir ce programme au Québec, ont trouvé un emploi. Le sixième a choisi de poursuivre au deuxième cycle, signale Michel Boulianne, directeur du programme. «L’exploitation des ressources naturelles et le développement du Nord québécois nous laissent penser que la demande de professionnels de la géomatique va se maintenir», prédit-il. D’autant plus que peu d’étudiants obtiennent leur diplôme chaque année.

L’Université de Sherbrooke est l’unique établissement à proposer la formation en géomatique appliquée à l’environnement. «On peut parler d’un programme de plein emploi : ceux qui s’inscrivent sont assurés de trouver du travail», soutient Richard Fournier, responsable du programme. Il en est ainsi depuis environ une dizaine d’années.

La formation d’un géomaticien et d’un ingénieur en géomatique n’est jamais totalement terminée. L’évolution rapide de l’informatique, des outils technologiques et des façons d’exploiter la géomatique – jeux vidéo, géomarketing, cartographie marine en 3D – force les travailleurs à poursuivre leur apprentissage tout au long de leur carrière.

Les étudiants doivent être ouverts à l’idée d’acquérir des connaissances pointues en informatique, puisqu’ils auront sans doute à contribuer à améliorer ou exploiter des outils de géomatique comme Google Earth et les systèmes GPS.

Tiré du guide Les carrières d’avenir 2013.

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