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Les luttes des syndicats en 2014

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Comme il est de coutume en ce début janvier, les trois grandes centrales syndicales québécoises ont présenté leurs revendications pour l’année à venir.

La CSN, la CSQ et la FTQ ont toutes mis en joue le gouvernement de Stephen Harper. Leurs protestations visent principalement les politiques qu’elles qualifient d’antisyndicales des conservateurs, notamment :

  • la réforme de l’assurance-emploi, qui selon les syndicats, a pour effet de rendre plus vulnérables des dizaines de milliers de travailleurs, en particulier ceux employés dans les industries saisonnières;
  • une volonté d’abolir la formule Rand (qui oblige les employeurs à prélever une cotisation syndicale sur la paie de tous leurs employés, syndiqués ou non);
  • l’élimination du crédit d’impôt pour les fonds de travailleurs;
  • le projet de loi C-377 sur la transparence financière des syndicats.

Québec est aussi visé, malgré la présence au pouvoir d’un parti plus favorable aux syndicats. Le gouvernement Marois n’a pas manqué de soulever leur indignation dans plusieurs dossiers :

  • la réduction des prestations d’aide sociale;
  • la hausse des tarifs d’Hydro-Québec;
  • l’approbation de l’inversion du flux de l’oléoduc 9B d’Enbridge, qui soulève pourtant des inquiétudes sur le plan environnemental.

Certains bons coups de Québec sont toutefois soulignés :

  • le report de l’atteinte du déficit zéro;
  • le rehaussement des seuils d’admissibilité à l’aide juridique;
  • le projet d’électrification des transports;
  • les réinvestissements dans le secteur forestier;
  • la volonté de bonifier les régimes de retraite publics, en dépit de l’opposition d’Ottawa.

La charte de la laïcité reçoit toutefois un accueil mitigé de la part des centrales. Si elles se disent en faveur des principes de laïcité, de neutralité religieuse de l’État et d’égalité hommes-femmes, la question de l’interdiction du port de signes religieux ostentatoires ne fait pas l’unanimité au sein des organisations.

Parmi les dossiers que les centrales syndicales souhaitent mettre de l’avant en 2014, on retrouve :

  • la hausse du salaire minimum;
  • la contribution obligatoire des employeurs aux régimes de retraite;
  • la survie des régimes de retraite à prestations déterminées;
  • un meilleur encadrement des agences de placement de personnel;
  • la création d’une taxe sur les véhicules de luxe et leurs émissions de CO2;
  • le resserrement des abris fiscaux pour les plus riches;
  • la révision des aides aux entreprises;
  • les réinvestissements en santé et en éducation;
  • la lutte aux disparités de traitement dans les conventions collectives (clauses «orphelin»).

Le mouvement syndical affiche aussi une volonté de réhabiliter son image en 2014. Ainsi, la FTQ, entachée par les révélations de la Commission Charbonneau, assure vouloir redoubler de vigilance pour préserver son intégrité ainsi que celle du Fonds de Solidarité. Son nouveau président, Daniel Boyer, n’a pas manqué en conférence de presse, dimanche dernier, d’accuser la juge France Charbonneau de s’acharner sur la FTQ dans le cadre de ses fonctions à la Commission d’enquête sur l’industrie de la construction. Or, lors de la reprise des travaux la semaine prochaine, la FTQ et le Fonds figurent toujours au menu.

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