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Les familles de militaires vivent des difficultés

La nature instable du travail d’un militaire affecte toute sa famille, particulièrement ses enfants, selon un rapport de l’ombudsman du ministère de la Défense nationale et des Forces canadiennes, Pierre Daigle.

Les enfants d’un parent déployé en zone de guerre ont des troubles du sommeil, ont davantage de problèmes de comportement et sont plus souvent malades que les autres. «Des familles ont aussi signalé que la fréquence des déploiements prolongés à des endroits comme l’Afghanistan a habituellement une incidence sur le rendement scolaire», affirme l’ombudsman.

Le rapport souligne également le sacrifice des conjoints des militaires, qui doivent assumer toutes les responsabilités familiales lors des déploiements à l’étranger. Et le retour à la maison est souvent une période «tumultueuse». «La plupart des familles ont indiqué qu’il faut un mois ou jusqu’à plus d’une année pour qu’elles reviennent au rythme familial préalable au déploiement», précise l’ombudsman.

Des difficultés sont aussi vécues en dehors des périodes de déploiement à l’étranger. C’est le manque de stabilité qui dérange les familles. Elles déménagent trois fois plus souvent que les autres familles canadiennes en raison des réaffectations régulières sur les différentes bases militaires du pays.

Les enfants doivent alors s’adapter à de nouveaux programmes scolaires et la carrière d’une «majorité écrasante» de conjoints est ébranlée. «En fait, la plupart des conjoints non militaires ont communiqué leur frustration abjecte à devoir faire la plupart sinon tous les compromis professionnels requis pour élever une famille une fois que des enfants entrent en jeu.»

L’ombudsman recommande aux Forces canadiennes de déménager «ses militaires moins souvent».

Question de fierté

Les familles de militaires sont néanmoins fières de contribuer à la mission des Forces canadiennes. «Elles ont le sentiment inébranlable de faire partie de quelque chose d’important et de noble», constate l’ombudsman. Elles apprécient également la possibilité d’élever leurs enfants dans un environnement bilingue.

Le ministère de la Défense a indiqué avoir pris bonne note du rapport de Pierre Daigle. «Notre ombudsman a travaillé avec nous et avec nos familles pour mettre en lumière les aspects à améliorer et nous sommes enthousiastes à l’idée de continuer de travailler ensemble pour respecter les engagements pris envers ces familles», a commenté le major général David Millar, chef du personnel militaire, par voie de communiqué.

Il s’agit du premier rapport du Bureau de l’ombudsman du ministère de la Défense nationale et des Forces canadiennes à s’intéresser au bien-être des familles. Il a été réalisé en raison du nombre grandissant de plaintes reçues de la part des proches de militaires.

Ce rapport rappelle un article du Magazine Jobboom, Le sacrifice des femmes de soldat.

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