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Les erreurs à éviter en temps de crise

En période de ralentissement économique, les entreprises sabrent leurs dépenses. Mais les gestionnaires doivent être prudents avant d’annoncer des mises à pied ou des baisses de salaire.

Trois spécialistes de la gestion du personnel définissent des gaffes à ne pas commettre quand il faut couper dans les ressources humaines.

Manquer d’empathie

Un bon gestionnaire doit se mettre dans la peau de ses employés, soutient Richard Chénier, conseiller en ressources humaines chez COSE. Il doit anticiper l’information dont l’employé aura besoin pour absorber le coup.

«Par exemple, le gestionnaire peut informer les travailleurs sur les plans de l’entreprise et les mécanismes prévus pour faire face au ralentissement. Dans tous les cas, la transparence et l’empathie sont de mise.»

Agir sans préparation

Le professeur titulaire du Service de l’enseignement de la gestion des ressources humaines à HEC Montréal, Jean-Yves Le Louarn, estime que les patrons devraient offrir une courte formation aux gestionnaires chargés d’annoncer les mauvaises nouvelles. «On doit les mettre au courant de la situation exacte de l’entreprise. Ils doivent être en mesure de prévoir les questions des employés. Sans préparation, ils risquent de déformer la réalité, de dire des faussetés ou d’ignorer des faits.»

Congédier sans consulter

Avant de procéder au licenciement du personnel, consultez vos employés, suggère Dominique Gagnon, conseillère en gestion de talent chez TendanceRH. «Certains souhaitent peut-être prendre leur retraite ou une année sabbatique, dit-elle. Les gestionnaires peuvent aussi procéder à des mises à pied temporaires. Garder un pied dans la boîte donne de l’espoir.»

Le plus important est de se fixer des critères de choix, croit M. Le Louarn. «Il faut faire face à la concurrence et être en mesure de se relever lorsque la crise se terminera.» Les gestionnaires doivent donc procéder de manière stratégique : congédier les employés improductifs et garder les plus talentueux.

Couper trop vite

Selon Richard Chénier, avant de couper dans les salaires, les gestionnaires devraient envisager un gel. Si ce n’est pas possible, Jean-Yves Le Louarn croit qu’amputer les salaires est tout de même préférable à des licenciements. «Il est possible de convaincre ses employés sans être autoritaire. Le personnel est assez intelligent pour comprendre.»

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