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Les enfants et la réussite en maths

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Les enfants issus de familles défavorisées ont moins de chances de réussir en mathématiques que les autres élèves, selon une étude de l’Institut de la statistique du Québec qui analyse les facteurs liés à la réussite de l’épreuve obligatoire dans cette discipline en 6e année.

Sur l’échantillon étudié, près de 8 élèves sur 10 ont obtenu une note de 60% et plus. Toutefois, le taux de réussite baisse à 6 élèves sur 10 pour les enfants de familles à faible revenu.

Le lieu de résidence a également été retenu comme un facteur associé aux résultats en mathématiques. Les enfants qui vivent en région rurale réussissent moins bien que ceux qui vivent à Montréal-Centre ou dans une ville de 10 000 habitants et plus (67% contre 85% et 79%).

La motivation de l’élève et sa relation avec l’école joue également, selon l’étude de l’Institut. «Ainsi, les enfants qui montrent moins d’attachement envers l’école, ayant des aspirations moins élevées en ce qui a trait à la poursuite de leurs études, affichant une plus faible qualité de participation en classe ou ceux présentant plus de problèmes d’attention sont nettement moins nombreux, toutes proportions gardées, à avoir réussi l’épreuve», indiquent les auteurs.

Autre constat : l’éveil des bébés à la lecture favorise la réussite en mathématiques. Au total, «82 % des enfants à qui les parents ou un adulte de la maison faisaient la lecture quotidiennement vers l’âge de 17 mois ont réussi l’épreuve obligatoire de mathématique en sixième année du primaire, tandis que le taux de réussite est de 74 % chez les autres enfants», peut-on lire dans le rapport.

Aucun impact n’a été observé quant aux facteurs comme le sexe de l’enfant, sa langue maternelle, le passé d’immigration de sa mère et le type de famille.

Un autre texte sur la performance des élèves québécois : La réforme scolaire n’a pas amélioré les résultats des élèves québécois

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