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Les défis de l’entrepreneuriat au féminin

Les femmes sont de plus en plus nombreuses à se lancer en affaires. L’aventure vous intéresse? Voici les principaux défis que vous aurez à relever.

Au Québec, depuis les années 1980, le nombre de femmes entrepreneures a doublé pour s’élever à près de 170 000. Or, le financement de leur entreprise est encore aujourd’hui leur principal défi. Elles œuvrent principalement dans les services ou le commerce, des secteurs hautement concurrentiels qui n’ont pas la cote auprès des bailleurs de fonds. «Les institutions financières accordent des prêts sur la base des garanties que les entreprises leur donnent», indique Josyane Desjardins, directrice générale du Fonds IDÉE à Beloeil, un organisme qui gère un fonds de financement pour les femmes. Par exemple, les actifs d’un salon de coiffure offrent moins de garanties que les équipements ou les grands bâtiments d’un fabricant de pièces automobiles.

Aussi, les politiques gouvernementales de développement économique et les fonds d’aide aux entreprises priorisent généralement des secteurs où l’on retrouve peu de femmes comme l’industrie manufacturière, l’informatique ou les nouvelles technologies.

Entre la famille et le réseautage

Un autre des freins au développement des entreprises des femmes sont les responsabilités familiales. Les entrepreneures manquent de temps pour assister aux activités de réseautage. Stéphanie Dusablon, agente de développement au CLD de Portneuf, le constate lorsqu’elle organise des déjeuners d’affaires ou des formations. «Elles ne viennent pas souvent à cause des enfants alors que les hommes répondent tout de suite à l’appel», dit-elle. Pourtant, le réseautage est indispensable pour nouer des partenariats d’affaires.

Le mal-aimé dollar

Les femmes ont généralement de bonnes idées de projet, mais elles ont peur de se lancer dans le montage financier sous prétexte qu’elles maîtrisent mal cette facette. «Les femmes ont toujours une sorte de gêne face à l’argent. Elles ont aussi de la difficulté à mettre un prix viable sur les produits et services qu’elles vendent», révèle Marie-Carmen Merino, gestionnaire principale de Compagnie F à Montréal, un organisme de promotion de l’entrepreneuriat féminin. Toutefois, le malaise se dompte, assure-t-elle. Compagnie F accompagne d’ailleurs plusieurs femmes dans cette démarche.

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