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Les chômeurs à risque de dépression

Homme déprimé

Plus une personne demeure longtemps sans emploi, plus elle est à risque de développer des symptômes de dépression, démontre un sondage américain.

La firme de recherche Gallup a interrogé 356 600 Américains sur leur bien-être, dont plus de 18 000 qui étaient sans emploi au moment de l’enquête.

Les chercheurs ont observé que les adultes au chômage étaient presque deux fois plus nombreux à souffrir de symptômes de dépression que ceux ayant un emploi (12,4 % contre 6,4 %).

Par ailleurs, la proportion d’adultes touchés par la dépression augmente de façon constante à mesure que la recherche d’emploi se prolonge. Cette proportion atteint 15,7 % lorsque la période de chômage dure entre 12 et 26 semaines, et grimpe à 19 % lorsqu’elle dépasse un an.

Un chômage prolongé semble également affecter le moral des chercheurs d’emploi, selon le sondage. Plus la recherche de travail s’étire, plus l’optimisme à l’idée de trouver un emploi dans un délai de quatre semaines s’effrite. Lorsque la durée du chômage dépasse 27 semaines, une majorité de chercheurs d’emploi tombent dans le camp des pessimistes.

Bien que ces données suggèrent un lien de cause à effet entre le chômage et la dépression, les chercheurs laissent entendre que la dépression peut aussi, à l’inverse, rendre la recherche d’emploi plus difficile. Les résultats du sondage mettent toutefois en lumière la nécessité de fournir un soutien psychologique aux chômeurs afin de les aider dans leurs démarches.

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