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Le syndrome de l’indispensable

Persuadés que sans eux, l’entreprise court à sa perte, certains employés n’arrivent pas à décrocher de leur boulot. Attention, danger!

«Nul n’est irremplaçable», affirme Michèle Perryman, conseillère en ressources humaines agréée chez Michelle Perryman inc., et ce, même si certaines expertises sont plus difficiles à dénicher que d’autres. C’est donc dans la tête du salarié ou de son employeur qu’apparaît le syndrome de l’irremplaçable. Voici comment le déjouer.

C’est grave, docteur?

Les symptômes de ce syndrome sont faciles à détecter : ces salariés évitent de prendre leurs congés ou ils les raccourcissent, car ils se sentent coupables de délaisser leur travail. Si ce comportement est mauvais pour leur santé, cela l’est tout autant pour l’employeur. Car rares sont ceux qui peuvent fonctionner à 100% de leur capacité en permanence, sans risquer l’épuisement. De plus, un salarié atteint du syndrome de l’irremplaçable aura tendance à exiger davantage d’un employeur (prime au rendement, meilleur salaire, horaires plus adaptés, etc.), sous prétexte qu’on ne peut se passer de lui.

«Pour les aider, on doit mettre l’accent sur la qualité de vie», explique Alain Dufault, directeur développement du management et des organisations chez Groupe conseil CFC. Selon lui, il ne faut pas hésiter à les obliger à prendre de vraies vacances. Par ailleurs, un salarié qui se croit indispensable doit aussi être sécurisé, afin qu’il comprenne que tout ne repose pas sur ses épaules. «Cela les aidera à leur apprendre à déléguer et, surtout, à les rassurer», affirme Mme Perryman.

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