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Le plein d’emplois

EMPLOI

Au Québec, l’attrait et la rétention de la main-d’œuvre deviennent une priorité dans tous les domaines d’emploi, car dès 2012, la diminution de la population des 15-64 ans s’amorcera. Entre-temps, les industries en expansion ont de nombreux postes à pourvoir. En voici trois qui sont aux aguets.

Informatique et logiciels

Le secteur de l’informatique se porte bien au Québec : le nombre d’emplois y est passé de 40 000 en 2001 à environ 50 000 en 2006. «Le domaine va très bien», témoigne Jean-François Dumais, directeur de projets, ressources humaines, pour TECHNOCompétences, le Comité sectoriel de main-d’œuvre en technologies de l’information et des communications.

Si les entreprises spécialisées dans les services informatiques aux entreprises, telle CGI, recherchent fréquemment de nouveaux employés qualifiés, il faut savoir que la moitié des postes du secteur sont offerts par des employeurs qui n’œuvrent pas en informatique, souligne M. Dumais. Par exemple, les banques, les compagnies d’assurance, les manufacturiers ou encore les municipalités.

Postes vacants

L’industrie peine à pourvoir tous les postes vacants, poursuit le directeur de projets. C’est que le bogue de l’an 2000, qui avait créé des emplois éphémères, a fait peur en illustrant la fragilité potentielle des réseaux informatiques. Combiné à l’éclatement de la bulle technologique, il a donné naissance à un mythe voulant qu’il n’y ait plus de bons emplois dans ce secteur. Par ailleurs, les élèves du secondaire optent fréquemment pour le cours de mathématiques 416, plutôt que le 436, ce qui les empêche par la suite d’avoir accès aux formations plus techniques requises pour travailler dans le domaine.

Les employés sont relativement jeunes dans le secteur de l’informatique et des logiciels. Les plus vieux, généralement des gestionnaires, affichent une moyenne d’âge de 46,8 ans, alors que celle des plus jeunes (concepteurs graphiques et illustrateurs, notamment) est de 35,3 ans. N’empêche, «il y a beaucoup de demande et plusieurs postes à pourvoir», précise Jean-François Dumais. Le baccalauréat en informatique de gestion, offert dans de nombreuses universités, est particulièrement prisé des employeurs.

Où travailler?

S’il est possible de trouver un emploi pratiquement partout au Québec, il reste que les professionnels du domaine s’activent surtout dans les centres urbains, soit par ordre d’importance Montréal, Québec et Gatineau.

Environnement

Les activités environnementales ont la cote, constate Dominique Dodier, directrice générale d’EnviroCompétences, le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’environnement. «La moitié des entreprises du Canada ont observé un accroissement de leur chiffre d’affaires entre 2004 et 2007 alors que 6,5 % seulement ont rapporté une baisse.»

L’environnement fournit des emplois directs à plus de 32 000 personnes au Québec, réparties dans près de 1 700 établissements, selon Statistique Canada. L’emploi se concentre surtout dans le secteur de la conception, de la recherche et des services-conseils ainsi que dans les domaines de l’eau et des matières résiduelles.

Sept sur dix recrutent

Au Québec, sept entreprises sur dix prévoient une augmentation modérée à forte de leur effectif au cours des trois prochaines années, selon un récent diagnostic sectoriel d’EnviroCompétences. Les occasions d’emploi seront particulièrement nombreuses pour les technologues et techniciens en géologie, en minéralogie et en biologie, les inspecteurs de la santé publique, les ingénieurs chimistes et le personnel des ventes et du marketing. Le manque de candidats avec expérience est cité par les entreprises comme la plus importante de leurs difficultés en matière de ressources humaines, suivie du manque de candidats qualifiés. Pour répondre à leurs besoins de main-d’œuvre, les trois quarts des employeurs offrent des mesures visant à accommoder les travailleurs, notamment l’offre d’horaires flexibles.

Les départs à la retraite devraient toucher surtout les postes de direction et d’administration générale, où les employés de plus de 40 ans représentent 50 % de la main-d’œuvre. Les postes qui présentent la plus forte concentration de travailleurs de moins de 30 ans sont ceux liés à l’informatique et aux techniques scientifiques ainsi que ceux destinés au personnel de métier et de soutien aux opérations, comme les mécaniciens.

Où travailler?

Bien que près de la moitié des postes liés à l’industrie de l’environnement se trouvent dans la grande région de Montréal, on note une croissance des emplois offerts en région, principalement l’Estrie, la Capitale-Nationale et le Bas-Saint-Laurent, qui comptent des villes de moyenne importance.

Communications

Le secteur des communications emploie environ 60 000 personnes au Québec, travaillant aussi bien à la radio, à la télévision, au cinéma, dans les médias écrits que dans les domaines de la publicité, du marketing et des relations publiques. Ce sont surtout les entreprises issues de ces trois derniers secteurs qui se développent.

Presque la moitié d’entre elles affichent des postes vacants, particulièrement dans les domaines de la création, des relations gouvernementales, de la planification média et des nouvelles plates-formes de diffusion.

Candidats bien formés

Les nouveaux médias créent aussi de nouveaux besoins, comme le développement d’outils publicitaires spécifiques pour Internet. «La demande de main-d’œuvre est plus grande que l’offre tant la création d’emplois est forte», constate Sylvain Morissette, président-directeur général de l’Association des agences de publicité du Québec. Il se réjouit par ailleurs de pouvoir compter sur des candidats bien formés. Selon lui, les prochaines années s’annoncent encore meilleures pour l’embauche, entre autres grâce au nouveau baccalauréat en communication et marketing offert depuis l’automne 2007 à l’Université du Québec à Montréal. En radiodiffusion comme en presse écrite, les postes à temps plein se font cependant plus rares, et l’emploi continue de se définir le plus souvent à la pige.

L’industrie des communications est encore jeune, et on ne craint pas de départs à la retraite massifs. «Il y a cependant beaucoup de place pour la relève bien formée, en particulier dans les domaines du marketing relationnel, de la promotion et des technologies Web, qui se développent rapidement, explique René Carier, vice-président exécutif du Conseil de l’industrie des communications du Québec. De plus, les départs à la retraite des dirigeants représentent déjà un défi stimulant.» Le secteur a aussi besoin de talents en administration, en comptabilité et en finances.

Où travailler?

Bien que l’on puisse travailler en région, l’activité du secteur des communications se concentre surtout dans les grands centres comme Montréal (73 % des emplois) et Québec (11 %).

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