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Le ministre Kenney répond à la Commission sur l’assurance-emploi

À la suite du dépôt du rapport de la Commission nationale d’examen sur l’assurance-emploi dirigée par Gilles Duceppe et Rita Dionne-Marsolais, le ministre de l’Emploi, Jason Kenney, a tenu à répliquer dans une lettre ouverte aux Québécois.

Le rapport, publié le 27 novembre dernier, réprouve les principaux éléments de la réforme de l’assurance-emploi entrée en vigueur en 2013. Il dénonce notamment l’obligation pour les prestataires d’accepter un travail convenable, défini comme tout emploi correspondant à leurs compétences situé à moins d’une heure de transport de leur domicile et pouvant être rémunéré jusqu’à 30 % de moins que leur emploi précédent.

Le ministre Kenney estime que la Commission exagère la portée négative de ces changements, qu’il qualifie plutôt de «modestes et raisonnables». Ils ont été faits, dit-il, «en partie en raison du nombre croissant de pénuries de main-d’œuvre, même dans les régions où le chômage est élevé». Par exemple, ces mesures auraient contribué à faire cesser le recours aux travailleurs étrangers de la part du Regroupement des employeurs du secteur bioalimentaire, une organisation qui représente 9 usines en Gaspésie.

L’admissibilité au régime n’a pas été touchée, d’après le ministre : «Les prestataires de l’assurance-emploi ont toujours eu l’obligation de chercher un emploi dans leur région lorsqu’ils reçoivent leurs chèques».

D’ailleurs, le défaut de remplir l’obligation de chercher et d’accepter tout emploi jugé convenable est invoqué dans moins de 1 % des refus des demandes d’assurance-emploi, selon «les plus récentes informations de 2013». Jason Kenney indique que «80 % de la cause de l’augmentation des refus pour 2013 est attribuable à des situations où un prestataire est à l’extérieur du pays pendant le processus de demande d’assurance-emploi, ce qui va à l’encontre des règles. Cela n’a rien à voir avec nos changements au régime d’assurance-emploi».

Au sujet des travailleurs saisonniers, dont le sort inquiète la Commission, Jason Kenney précise que, s’ils doivent chercher un emploi durant la saison morte, ils n’ont pas à déménager ni à accepter un emploi au salaire inférieur au montant de leurs prestations d’assurance-emploi. De plus : «Si un employeur ne veut pas engager quelqu’un parce que la personne a indiqué qu’elle veut par la suite retourner à son emploi saisonnier, le prestataire d’assurance-emploi continuera de recevoir ses prestations.»

Enfin, contrairement à ce que craint le rapport, «les circonstances personnelles, comme l’accès au transport et la garde d’enfants, sont toujours prises en compte lors de la détermination de l’emploi convenable», indique le ministre Kenney.

La réforme de l’assurance-emploi a été vivement décriée par les groupes de chômeurs et des employeurs des industries saisonnières depuis son annonce en 2012.

Au sujet de l’assurance-emploi chez les travailleurs saisonniers : La double vie des travailleurs saisonniers.

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