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Le fil conducteur

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Les premières expériences sur le marché du travail sont parfois décevantes.

Du moins, c’est ce que je conclus d’un sondage rapide, non exhaustif et aucunement scientifique réalisé auprès de mon entourage.

Ma première expérience n’a pas été si mal. Au contraire. J’ai réussi à décrocher un poste de journaliste dans un hebdomadaire régional. J’y suis resté pendant 18 mois, et j’ai appris des tonnes de choses sur le métier.

Mais j’ai également compris que ce n’était pas exactement ce que je cherchais.

Il ne faut pas avoir peur d’essayer différents boulots et différents milieux en début de carrière. Il ne faut surtout pas paniquer devant cette perspective. Ce n’est pas un signe d’instabilité. C’est un signe qu’on cherche une zone de confort. C’est tout à fait normal.

Chacune de ces premières expériences, même bénévoles, nous permet de raffiner notre définition de l’emploi idéal. On y découvre ce qu’on veut, et surtout ce qu’on ne veut pas. En tenant compte de ces apprentissages dans nos recherches d’emploi subséquentes, on resserre nos critères et on se rapproche chaque fois un peu plus de notre objectif. C’est le principe de l’entonnoir.

Certains trouvent l’emploi rêvé du premier coup. Ils sont chanceux. La plupart du temps, ça peut prendre un, deux, trois ou même quatre boulots avant de trouver celui qui nous conviendra. Pas nécessairement celui qu’on gardera toute notre vie; c’est de plus en plus rare aujourd’hui, dans pratiquement tous les domaines. Mais à tout le moins celui qui nous fera arrêter de trouver le gazon plus vert ailleurs pour un moment.

C’est étrange comme des expériences, qui, en apparence, n’ont aucun lien entre elles, finissent par se connecter avec le temps.

L’emploi que vous avez quitté parce que l’horaire changeant vous déplaisait vous a peut-être aussi permis de réaliser que vous êtes fait pour un emploi de bureau plus stable. L’emploi de bureau plus stable que vous avez quitté parce que vous aviez des responsabilités trop cléricales vous a peut-être fait comprendre que vous vouliez un travail qui exploitait davantage votre créativité. Et ainsi de suite.

C’est avec le recul qu’on arrivera à trouver le lien entre ces différentes étapes. Le fil conducteur de notre vie professionnelle semble souvent tracé par le hasard, par des opportunités saisies au bon moment, par un mélange de chance et de bon timing. Il y a certes une part d’instinct qui nous mène d’un endroit à l’autre, mais aussi une part de logique, qu’on ne comprend pas toujours. Inconsciemment, nos expériences passées, bonnes ou mauvaises, nous guident toujours vers la suivante. On en tire toujours quelque chose, qui, en bout de ligne, contribue à nous mener à ce qu’on veut vraiment.

Ça peut ne pas sembler évident au départ. Mais pour que notre parcours prenne forme, il faut parfois prendre le temps de relier soi-même les points.

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Simon Granger

Simon Granger s'intéresse aux enjeux touchant la formation, l'orientation professionnelle et l'accession au marché du travail. Il aime le café filtre, le point-virgule et les mots croisés.

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