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Le chômage a de nombreux visages

Plusieurs visages

Photo : Africa Studio/Shutterstock

S’attaquer au problème du chômage n’est pas une tâche facile; et c’est en partie parce que la population des chômeurs présente autant de visages qu’il y a d’individus.

Une analyse réalisée par l’économiste principale de Desjardins Joëlle Noreau montre que personne n’est à l’abri du chômage, quel que soit notre sexe, notre âge ou notre niveau d’études. Les caractéristiques du groupe sont si diversifiées qu’il est pratiquement impossible de tracer un portrait-robot du chômeur moyen.

En 2014, on a dénombré 343 200 chômeurs de 15 ans et plus au Québec. La durée moyenne du chômage était de 22 semaines.

Voici quelques-uns des constats les plus intéressants tirés de cette étude.

Le sexe

Les hommes ont représenté 60,9 % des chômeurs de 2014, contre 39,1 % pour les femmes.

Cependant, un découpage par tranches d’âge montre que les femmes sont proportionnellement plus nombreuses à être sans emploi au cœur de leur vie active : 60,1 % des femmes chômeuses étaient âgées de 25 à 54 ans, contre 55,4 % chez les hommes chômeurs.

L’âge

Au chapitre de l’âge, un découpage par tranches de 5 ans montre une répartition plutôt uniforme du chômage chez les personnes de 15 à 64 ans : en effet, on retrouve au moins 30 000 chômeurs dans chaque tranche, à l’exception des 40-44 ans (26 700) et des 60-64 ans (20 400). C’est chez les 15-19 ans qu’on retrouve le nombre le plus élevé de chômeurs (44 700).

Étonnamment, 8 500 personnes de 65 ans et plus se sont également déclarées au chômage en 2014, ce qui montre qu’on peut être en recherche d’emploi même si l’on a franchi l’âge de la retraite.

Le niveau d’études

En ce qui concerne le niveau d’études, le chômage ne fait pas non plus de discrimination. Plus du tiers des chômeurs de 2014 possèdent un diplôme ou un certificat d’études postsecondaires.

Ceci dit, le taux d’employé des personnes possédant un diplôme d’études postsecondaire est nettement plus élevé que chez les personnes n’ayant qu’un diplôme d’études secondaires (70,3 % contre 57,6  %).

Par ailleurs, 16 % des chômeurs détenaient une formation universitaire.

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