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Le choix de carrière va bien au-delà de l’adolescence

Jeune gradué devant plusieurs choix de carrières

Photo : Tom Wang / Shutterstock

Pour une forte majorité de jeunes, la réflexion autour du choix de carrière dure bien au-delà de l’adolescence et même après le début de l’âge adulte, montre une nouvelle étude de Statistique Canada.

Entre 2000 et 2010, Statistique Canada a recueilli tous les deux ans des données sur les aspirations professionnelles auprès d’un groupe de répondants, à partir de l’âge de 15 ans jusqu’à 25 ans.

Il en ressort qu’à peine un jeune sur dix a indiqué un choix de carrière cohérent au cours de l’ensemble de la période étudiée, c’est-à-dire que la décision prise à 25 ans correspondait encore à celle prise à 15 ans.

Environ 7 % des jeunes interrogés ont affiché une cohérence des aspirations professionnelles à partir de 17 ans, 16 % à partir de 21 ans et la même proportion à 23 ans.

Une majorité d’étudiants avaient toutefois effectué un nouveau choix de carrière (38 %) ou étaient encore indécis (13 %) à l’âge de 25 ans.

Le rôle des parents

Selon les auteurs de l’étude, il existerait un lien étroit entre la stabilité du choix de carrière et l’importance accordée par les parents à la poursuite d’études postsecondaires.

Ainsi, les jeunes dont les parents attachaient beaucoup d’importance aux études étaient plus susceptibles de faire preuve de cohérence dans leurs aspirations professionnelles à partir d’un jeune âge.

Les chercheurs ont d’ailleurs observé qu’une cohérence hâtive était associée à des niveaux de scolarité plus élevés à l’âge de 25 ans.

Chez les jeunes dont les parents accordaient peu d’importance aux études postsecondaires, les deux tiers prenaient une nouvelle décision (47 %) ou étaient toujours indécis (19 %) à l’âge de 25 ans.

Le statut socioéconomique en cause

Le statut socioéconomique de la famille semble également avoir un impact sur les aspirations professionnelles des jeunes.

En effet, les données montrent un lien entre un statut socioéconomique élevé et une cohérence hâtive dans le choix de carrière, tandis qu’un statut socioéconomique faible est associé à une cohérence plus tardive.

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