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Le «bateau, boulot, dodo» en photos

La vie de certains Français rime avec bateau, boulot, dodo. Leur maison, et parfois leur bureau, est carrément sur l’eau! Incursion dans un mode de vie original qui comporte néanmoins quelques risques, comme de perdre son trousseau de clé ou son téléphone dans la flotte!

 

Le port de l’Arsenal, entre le quai de la Rapée et la place de la Bastille, à Paris, est le coin de paradis de Louis-Marie Couturier, contrôleur de gestion chez EMI Music. Il a la douce impression de vivre à la campagne. Mais dans les faits, il vit à une minute de la station de métro de la Bastille, dont la rame surplombe le port!
Photo : Bianca Joubert

 

Pour Louis-Marie Couturier, le retour au travail a un air de vacances lorsqu’il regagne son houseboat blanc et rouge de 12 mètres, le Minor Swing, au port de l’Arsenal, à Paris. Pieds nus sur le pont, il lance des morceaux de pain à des carpes énormes qui bondissent hors de l’eau. Ou il prend l’apéro sur la terrasse en se laissant bercer par les flots.
Photo : Bianca Joubert

 

Après-midi tranquille au port de l’Arsenal, milieu de vie d’une centaine de personnes qui y sont amarrées à l’année. Le phénomène des bateaux-logements s’est beaucoup développé durant les années 80 et 90. Le déclin du transport fluvial à partir des années 70 a envoyé beaucoup de bateaux à la casse, où l’on pouvait les acheter pour le prix de la tôle et les réaménager en maisons flottantes. Mais aujourd’hui, fini le «Far West» sur les berges. Les législations se sont durcies et ce qui était un moyen économique de se loger tend à devenir un luxe.
Photo : Bianca Joubert

 

La timonerie du King Cheese, un Luxemotor hollandais construit en 1923, maison et bureau de Laurence Ballin, rédactrice graphique, dans le port de Créteil, une ville de la banlieue sud-est de Paris. « Je n’aime pas la notion de possession du territoire, explique-t-elle. Avec le bateau, il y a un aspect nomade; on peut voyager, s’arrêter dans les ports, repartir quand on veut. On est aussi obligés de prendre son temps : on peut faire le tour de l’Europe à 8 km/h!» C’est son quatrième bateau en 19 ans. Et un bureau plutôt hors du commun!
Photo : Bianca Joubert

 

Alain Carlier fait partie de la première cohorte de pénichards en France. Il vit depuis 37 ans sur le Pytheas Viva, une péniche de 30 mètres amarrée à deux pas du Louvre et du jardin des Tuileries, avec en toile de fond une vue sur la tour Eiffel. Dix jours par mois, des touristes louent une chambre à bord. «Quand j’ai acheté, nous étions une quinzaine à vouloir vivre sur un bateau dans toute la France. Nous étions considérés comme des SDF! », relate le sexagénaire, soulignant les débuts très baba cool de l’ère de l’habitation flottante. Mais désormais, l’engouement pour ce mode de vie insolite se fait sentir à travers les longues listes d’attente pour un emplacement dans les ports français.
Photo : Bianca Joubert

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