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Laurentides et Lanaudière : la démographie profite aux diplômés

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La croissance démographique et immobilière ne s’essouffle pas dans les Laurentides et Lanaudière. Un bon coup de pouce pour les diplômés des formations professionnelles et techniques à la recherche d’un premier emploi.

La banlieue nord de la métropole s’avère un choix de prédilection pour les familles en quête d’une meilleure qualité de vie, ce qui crée notamment des besoins en main-d’œuvre dans les domaines de l’éducation spécialisée et de la santé. «Depuis la session d’hiver 2010, une nouvelle cohorte en soins infirmiers s’ajoute à celle de la session d’automne. À l’hiver 2013, cette cohorte comptait 28 élèves. Mais on doit se limiter en raison des lieux de stage», mentionne Marie-Carole McKenzie, directrice adjointe au Cégep régional de Lanaudière à Joliette. Même constat dans les Laurentides.

Au Centre collégial de Mont-Tremblant, les neuf diplômés de mai 2013 du programme provisoire Soins infirmiers ont tous trouvé du travail dans le secteur. Les préposés aux bénéficiaires sont également recherchés en raison, notamment, du vieillissement de la population. Bien que le DEP Assistance à la personne en établissement de santé ne soit pas obligatoire, plus de 50 % des établissements de santé l’exigent.

Par ailleurs, compte tenu du développement résidentiel, les 14 diplômés en réalisation d’aménagements paysagers du Centre de formation agricole de Mirabel (CFAM) ont tous trouvé un gagne-pain dans leur domaine. Le programme, contingenté, ne peut toutefois pas former suffisamment de jeunes pour répondre aux besoins du marché, fait savoir Claude Cadieux, directeur du CFAM.

L’aéronautique toujours dans le vent

La bulle aéronautique qui flotte dans ces régions favorise le placement des diplômés du Centre de formation professionnelle des Moulins, à Terrebonne. Méconnu, le programme Mise en œuvre de matériaux composites offert par cet établissement forme plus de 75 % des apprenants dans le domaine de l’aéronautique pour l’ensemble du Québec.

Il n’est pas rare qu’un élève soit embauché dans son milieu de stage une fois son diplôme obtenu, indique Sylvain Gendreau, directeur adjoint au Centre. «Nous avons créé un groupe supplémentaire à l’hiver 2013. Parmi les 30 diplômés de 2013, 90 % ont été embauchés dans l’aéronautique, ce qui laisse en plan les autres entreprises du secteur industriel», mentionne-t-il. L’installation de nouvelles firmes dans ces régions concourt aux besoins en personnel qualifié, tandis que d’autres profitent de la conjoncture pour convertir leur savoir-faire dans l’aéronautique.

Tiré du dossier Enquête sur le placement des diplômés 2013.

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