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La retraite peut bien attendre!

Si certains rêvent de retraite depuis la trentaine, d’autres y voient plutôt la fin de leur passion quotidienne.

De plus en plus de travailleurs poursuivent leur carrière au-delà des 55 ans. Portrait de deux travailleurs actifs.

En poste à l’Hôpital Saint-Luc de Montréal depuis 1954, le pathologiste Jean Côté, 78 ans, repousse la retraite depuis des années par amour de son travail, mais aussi par nécessité. «Comme la pathologie nécessite sept années d’études de plus que la médecine générale, le recrutement est difficile dans cette spécialité, explique-t-il. Or, même s’il y avait eu plus de relève, je serais sûrement resté pour faire de la recherche. C’est une passion. J’apprends tous les jours et je me sens utile.»

Éducatrice en garderie depuis 12 ans, Yolande David, 57 ans, a bien l’intention de travailler jusqu’à 65 ans et peut-être même plus. «La question monétaire est importante, mais j’aime mon travail. C’est exigeant, mais surtout valorisant de travailler avec les bébés. Je suis témoin des premières dents, des premiers pas.»

Plus d’expérience, moins d’énergie

S’il jouit d’une expérience que les plus jeunes n’ont pas, le Dr Côté constate que l’énergie est moins grande qu’autrefois. En plus de travailler 12 heures par jour, le pathologiste doit participer à des congrès, suivre la documentation médicale, etc. «Nous devons demeurer à la fine pointe, souligne-t-il. Ça nous tient en forme, mais ça demande beaucoup de temps et de vivacité. Par exemple, il m’arrive parfois d’aller revérifier ce que j’ai lu la veille afin d’être certain de l’information. »

À l’opposé, Yolande David trouve qu’elle a davantage d’énergie qu’à ses débuts. «L’expérience y est sûrement pour quelque chose, avance-t-elle. Je connais bien mon travail.»

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