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La motivation au travail, une valeur universelle

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Peu importe le pays d’origine, la langue, le sexe ou l’âge, les sources de motivation au boulot sont généralement les mêmes pour tous les travailleurs. Et ce n’est pas le salaire qui prime.

C’est ce qui ressort d’une étude réalisée par une équipe de 20 chercheurs provenant des quatre coins du monde, publiée dans le European Journal of Work and Organizational Psychology. Les auteurs ont sondé 3 435 travailleurs de neuf pays, parlant sept langues différentes, et provenant d’une variété de milieux professionnels (haute-technologie, enseignement, fonction publique, production, etc.).

Les chercheurs ont identifié cinq grandes catégories de motivation : la motivation «intrinsèque» (le plaisir et la satisfaction au travail), la motivation «identifiée» (le sentiment d’avoir une vocation), la motivation «introjectée» (la valorisation de l’ego), la motivation «extrinsèque» (les récompenses monétaires ou sociales), et l’absence de motivation.

«Les analyses démontrent que l’âge, le sexe, le niveau d’emploi, le secteur d’activités et la langue n’ont virtuellement aucun impact sur l’importance de ces cinq types de motivation», précise le professeur Jacques Forest, de l’École des sciences de la gestion (ESG UQAM), l’un des chercheurs impliqué dans cette étude.

L’argent ne serait toutefois pas la source de stimulation la plus efficace. En effet, les chercheurs affirment que les entreprises qui s’affairent à augmenter les motivations liées au plaisir et à la vocation sont celles qui stimulent le plus la performance et le bien-être de leurs employés, et réduisent du même coup l’épuisement et l’intention de quitter.

Pourtant, la plupart des méthodes de gestion actuelles mettent l’accent sur les motivations liées aux récompenses et à la valorisation de l’ego, souligne M. Forest.

Pour motiver leurs troupes, les organisations devraient donc veiller à satisfaire les besoins d’autonomie, le sentiment de compétence et l’affiliation sociale de leurs employés, plutôt que de chercher à les contrôler et les surveiller, soulignent les auteurs.

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