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La loyauté, c’est payant!

La loyauté permet aux entreprises de tirer le meilleur de leurs employés. Ces derniers sont à la fois plus motivés et plus heureux dans leur travail.

«La loyauté est présente en chaque employé et coexiste sous différentes formes », soutient Jacques Forest, professeur au département d’organisation et ressources humaines de l’Université du Québec à Montréal. «On retrouve, par exemple, l’engagement émotionnel, c’est-à-dire l’attachement envers son organisation. Il y a aussi l’obligation morale envers l’employeur : c’est un mélange de culpabilité, de devoir et de respect. Enfin, il y a une loyauté plus intéressée, où l’employé reste parce qu’il a plus à perdre qu’à y gagner. Il sait qu’il ne retrouvera pas les mêmes avantages ailleurs.»

Une loyauté qui vaut de l’or

Les entreprises qui ne développent pas le sentiment de loyauté chez leurs employés risquent fort de s’en mordre les doigts.

«Ultimement, il y aura un phénomène de démobilisation ou la perte des meilleurs employés», assure Alain Dufault, directeur Développement du management et des organisations chez Groupe conseil CFC. Cela a un coût pour l’entreprise, car remplacer un salarié coûte 50 à 150 % de son salaire annuel. Et une fois la nouvelle recrue embauchée, il faut aussi compter le temps d’adaptation, éventuellement dispenser une formation.

Quand travail rime avec plaisir

«La loyauté ne s’impose pas, elle se développe», affirme M. Dufault. Et c’est à l’entreprise de créer les conditions pour qu’elle naisse et surtout qu’elle demeure. Car si les employés savent qu’ils sont importants pour l’entreprise, en retour, ils n’hésiteront pas à s’investir.

«Les salariés qui ont du plaisir au travail sont plus productifs», remarque M. Forest. Les plus loyaux sont même considérés comme des éléments moteurs pour l’entreprise. Ils sont donc naturellement bien placés pour bénéficier d’avancement et se voir confier des responsabilités. «Leur travail leur apporte de la satisfaction. Ce qui est essentiel puisqu’on y passe la majorité de notre vie!», conclut M. Forest.

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